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L’océan pourra nourrir six fois plus de gens

Un petit cours de géométrie pour les poissons à partir d'un isocaèdre ? Non, des nouvelles techniques de mariculture.
Un petit cours de géométrie pour les poissons à partir d’un isocaèdre ? Non, des nouvelles techniques de mariculture.

Les écologistes et les malthusiens nous le répètent jour après jour : l’homme, cet animal prédateur qui se reproduit à grande vitesse, est en train de vider l’océan.

Une affirmation qu’il faut sérieusement nuancer, nous dit Christopher Costello, l’auteur principal d’un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) intitulé Le futur de l’alimentation marine, le premier d’une série de 16 « livres bleus » écrit à la demande du Haut Conseil pour une Economie Marine durable (High Level Panel for a Sustainable Ocean Economy).

« La nourriture de l’océan est d’une grande valeur économique et sociale pour le Kenya et le reste de l’Afrique. Des millions de nos concitoyens aussi bien au Kenya qu’en l’Afrique, dépendent de l’océan pour leur revenu, leur emploi, leur nourriture, les protéines et d’autres nutriments », disait le président kényan, membre du Haut Conseil.

Sous la direction de la Norvège, cette institution comprend les Présidents du Kenya, de la Namibie, du Ghana, de l’Indonésie, du Mexique, du Chili, ainsi que les premiers ministres de la Norvège, du Japon, du Portugal, du Canada, de la Jamaïque, ainsi que le représentant spécial de l’ONU. Alors qu’elle dispose de la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde, la France y est cruellement absente.

Alors que l’on croyait l’océan surexploité et ses ressources en voie d’épuisement, ce chercheur estime que grâce à une volonté politique, des investissements conséquents et une approche « bio-systémique » de la pêche, l’océan pourrait, à l’avenir, fournir six fois plus de nourriture : « L’océan possède un énorme potentiel inexploité pour nourrir le monde dans les décennies à venir, et cette ressource peut être exploitée avec une empreinte environnementale bien inférieure à celle des autres sources alimentaires », précise Costello.

La pêche assure actuellement un cinquième des protéines animales consommées dans le monde, voire plus dans certains pays asiatiques, comme le Sri Lanka, où la moitié des protéines proviennent de la mer. En plus des protéines, le poisson, les algues et autres crustacés sont une source importante d’acides omega-3, de vitamines et minéraux essentiels contre la malnutrition.

Aujourd’hui, la pêche reste une activité humaine comparable à ce qu’était la cueillette sur Terre avant l’invention de l’agriculture. On tend à l’oublier, dans l’histoire, l’agriculture est le plus grand saut « qualitatif » ayant permis à l’espèce humaine d’atteindre sa taille et son degré de développement actuel et futur. Aujourd’hui, notre espèce, sera-t-elle à nouveau capable de faire une révolution du même type mettant en culture les océans qui couvrent 73 % de la surface terrestre ?

Ce défi reste à relever. Car depuis trente ans, enfermées dans une vision du court terme financier conduisant au pillage des ressources et à la multiplication des pollutions, les captures de pêche plafonnent à environ 80 millions de tonnes par an.

En raison de la surpêche, la productivité de la pêche ne cesse de décliner : une récente étude a montré que les bateaux ramènent 80 % de poisson de moins qu’en 1950.

Mais, selon les experts de la FAO, ce déclin n’est pas inexorable : il serait possible de capturer 20 % de poisson de plus qu’aujourd’hui en arrêtant la surpêche grâce au développement de la « mariculture » (élevage d’animaux et de végétaux marins dans l’océan ou les zones côtières).

En plein boom ces dernières années, l’aquaculture (sur terre ferme) fournit désormais la moitié de la production halieutique mondiale. Hélas, la majeure partie de cette production est elle-même nourrie avec d’autres protéines animales (la farine et l’huile de poisson produites à partir d’espèces pélagiques comme les anchois), accroissant encore la pression sur les ressources.

La moule, l’avenir de l’humanité ?

Mais là encore, la FAO est optimiste. « La production d’algues marines ou de moules, qui ne dépendent pas d’intrants alimentaires supplémentaires, pourrait contribuer significativement à l’approvisionnement alimentaire mondial tout en améliorant la qualité de l’eau, en créant un habitat pour le poisson et en contribuant à l’entretien des côtes », notent les auteurs du rapport de la FAO.

À titre d’exemple, bien qu’il reste des obstacles à franchir, il serait possible de produire annuellement 768 millions de tonnes de bivalves, contre à peine 15,3 millions aujourd’hui. De nouveaux aliments pourraient être mis au point, par exemple les insectes, pour nourrir les espèces carnivores comme le saumon d’élevage, ou encore développer des plantes génétiquement modifiées plus nourrissantes.

Tout cela dans des limites bien réelles : les végétaux sont par exemple beaucoup moins nutritifs que la viande : remplacer à peine 1 % de notre alimentation par des algues nécessiterait de multiplier leur production par 73, indique une étude de la Banque mondiale de 2016. Or, selon la FAO, il faudra produire près de 500 millions de tonnes de viande pour couvrir les besoins de l’humanité en 2050.

La bonne nouvelle, c’est que le potentiel de la mer dépasse largement ce chiffre et pourrait fournir ces protéines à un coût environnemental bien moindre, soulignent les auteurs.

Vu la crise du Covid-19 qui fragilise encore plus la situation alimentaire mondiale, il est donc de la plus grande urgence de permettre aux pêcheurs d’aujourd’hui de devenir les « ingénieurs de la mer » de demain.

Pour conclure, voici un court reportage sur le projet d’Aquapod, sorte de cage sphérique à poissons, exploitable en haute mer et décrit sur le site Futura Planète. Mangerons-nous bientôt plus de poissons grâce à lui ?

VICE TV Deep Sea Fish Farming in Geodesic Domes from Dave Warshauer on Vimeo.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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