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Les Nouvelles Routes de la soie font exploser les vieux logiciels géopolitiques

La rédaction
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Nous assistons ces dernières semaines à une dangereuse intensification de la propagande anti-chinoise, dans un esprit de paranoïa digne des pires moments de la Guerre froide, et avec la mauvaise foi de celui qui désigne la paille dans l’œil de l’autre tandis qu’il a une poutre dans le sien. Cependant, si cette propagande cherche à empêcher l’émergence de la Chine en s’appuyant sur les failles d’une Amérique en proie au doute, elle vise surtout les Nouvelles Routes de la soie, lancées en septembre 2013 par la Chine de Xi Jinping sous le nom d’ « Initiative une ceinture, une route » (ICR).

Car la dynamique de coopération autour de projets de développement mutuel – eau, transport, énergie, etc – qui embarque de par le monde des dizaines de pays à son bord, ébranle l’ensemble des réseaux dominants du pouvoir financier et de la technostructure de l’UE et de l’OTAN. De plus en plus nombreux sont ceux qui, alors que jusqu’à maintenant ils se soumettaient complaisamment à l’ordre impérial de Wall Street et de la City de Londres, osent désormais braver les décrets de leurs anciens maîtres.

Dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, en dépit des cris d’orfraies poussés par la classe politique de Washington, onze pays (Salvador, Honduras, Panama, Costa Rica, République dominicaine, etc) ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan, afin de rejoindre formellement les Nouvelles Routes de la soie. « Ce n’est pas un club chinois », a expliqué l’ambassadrice du Costa Rica à Beijing, Patricia Holkemeyer, dans une interview accordée le 17 octobre à l’agence chinoise Xinhua, précisant que l’ICR offre « une nouvelle plateforme, une nouvelle façon complètement différente de concevoir le développement du monde ». Ce qui implique que « le concept de [Samuel] Huntington du choc des civilisations ne pourra pas prévaloir, et que c’est au contraire la nécessité de connaître les différentes cultures qui l’emportera ».

Sur notre vieux continent, les murs de la forteresse de l’austérité budgétaire bruxelloise se fissurent à l’Est et au Sud. Car si le gouvernement italien est pour l’instant le seul à s’opposer ouvertement à la politique de casse sociale de l’UE, de nombreux pays en périphérie, comme le Portugal, l’Espagne, la Grèce, et le groupe de Visegrad, se tournent déjà vers la Chine.

Le Portugal, qui ne cache pas son ambition de devenir l’un des carrefours stratégiques du 21e siècle, en faisant la jonction entre le développement terrestre et les routes maritimes, est en passe de conclure son adhésion formelle à l’ICR. Augusto Santos Silva, le ministre portugais des Affaires étrangères, qui se trouvait le 20 octobre à Macao, en Chine, pour définir les termes de cette adhésion, a expliqué que cet accord se concentrera sur le développement des infrastructures, et en particulier du port en eaux profondes de Sines, sur la côte atlantique, qui jouera un rôle fondamental pour faire la connexion entre l’Afrique, l’Amérique et l’Eurasie. Le président chinois Xi Jinping se rendra au Portugal les 4 et 5 décembre prochains.

De leur côté, l’Espagne et l’Italie optent pour la mise en œuvre de partenariats avec la Chine pour des projets de développement en pays tiers, notamment en Afrique. C’est ainsi que le 16 octobre, la République démocratique du Congo a conclu un accord avec des consortiums d’entreprises espagnoles et chinoises, dont celle qui a construit le barrage des Trois gorges, afin de lancer la construction du barrage hydroélectrique Inga 3, qui produira 11 000 mégawatts d’électricité, pour un coût de 14 milliards de dollars. Le même jour à Rome, le gouvernement italien et la Commission du Bassin du lac Tchad ont signé un protocole d’accord pour financer avec la Chine l’étude de faisabilité pour le projet Transaqua, dont l’objectif est de remettre en eau le lac et de bâtir un ensemble d’infrastructures pour l’eau, les transports, l’électricité et l’agriculture, projet que Solidarité & progrès défend depuis une vingtaine d’années.

L’Italie est sur le point de formaliser avec la Chine son adhésion à l’ICR. « Les deux pays élaborent actuellement un protocole d’accord pour étendre en Italie le programme d’investissements massifs de la ceinture et la route, dans les secteurs ferroviaire, aéronautique, aérospatial et culturel », rapportait l’agence Bloomberg le 4 octobre. « Nous essayons de voir comment l’Italie pourrait devenir le principal partenaire européen dans l’initiative de la ceinture et la route », a déclaré Michele Geraci, le ministre du Développement économique, ajoutant que le document de deux pages sera sans doute conclu d’ici la fin de l’année.

L’un des cas les plus embarrassants pour les géopoliciens est sans doute le Japon, pays qui a toujours joué le jeu de Londres et de Washington depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale. Le Premier ministre Shinzo Abe doit effectuer du 25 au 27 octobre une visite d’État à Beijing, une première depuis 2011. Le South China Morning Post (SCMP) rapporte le 22 octobre que l’on s’attend à ce que les deux pays « accroîssent leur coopération économique, tout en préparant le terrain pour un réchauffement des relations politiques ». Un forum comprenant un millier de dirigeants d’entreprises et de responsables politiques se tiendra à cette occasion. « La coopération dans les projets s’intégrant dans [l’ICR] (…) représente la clé du réchauffement actuel entre la Chine et le Japon », explique le quotidien.

Sans surprise, ce changement stratégique provoque certains bugs dans les logiciels géopolitiques occidentaux, incapables de voir l’ICR autrement que comme une aventure coloniale et une stratégie d’agression de la Chine, dans un réflexe typiquement colonialiste consistant à projeter ses vices sur les autres. Au lendemain de l’article du SCMP, le Washington Post a publié un article expliquant que le Japon, notamment à travers ses initiatives en Afrique, cherche à « riposter au plan de la ceinture et la route de la Chine », dans un dénis presque attendrissant de la réalité du réchauffement des relations sino-japonaises.

Morale de l’histoire : comme l’avait fait Gargantua sur les Parisiens péteux et arrogants, du haut de Notre-Dame, compissons allègrement sur les vieux logiciels géopolitiques, faisons péter des durites dans les cervelles surchauffées des impérialistes occidentaux, restés bloqués au 20e siècle, et rejoignons les Nouvelles Routes de la soie !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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