Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

26 octobre - Débat sur Discord : Cryptomonnaies et dictature des Banques centrales Lire 23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Révolution de couleur et putsch militaire au menu des élections US ?

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 24 septembre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

La mise en garde du colonel Richard Black sur le danger de coup d’État militaire, à l’issue des élections du 3 novembre, a provoqué une onde de choc dans le monde entier. Retour sur le scénario envisagé par les réseaux Obama-Clinton, qui craignent de plus en plus une réélection de Trump, et veulent importer la « révolution de couleur » à Washington, amener plusieurs gouverneurs d’État à brandir la menace de sécession, et provoquer un putsch militaire.

La Constitution américaine en péril

Le cri d’alarme lancé le 5 septembre par le colonel Richard Black (cr), et que nous avons relayé dans notre chronique du 16 septembre, à propos du risque de coup d’État militaire contre Trump, trouve un écho grandissant dans le monde, de façon directe ou indirecte.

La vidéo de son intervention à la visioconférence de l’Institut Schiller a reçu près de 110 000 vues, et a été publiée sur de nombreux blogs, en version originale ou dans sa traduction espagnole, allemande et française. Richard Black a notamment accordé une interview à l’émission « Insight Vox », le 15 septembre, sur le média britannique en ligne UK Column, qui a été suivie par plus de 8000 personnes et a suscité des centaines de commentaires.

Le 10 septembre, Paul Craig Roberts, l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Ronald Reagan, a publié une tribune intitulée « Il reste deux mois à la Constitution américaine », où il évoque la conversation en juin 2019 entre le général James Mattis, l’ancien chef du Pentagone de l’administration Trump, et le chef du Renseignement américain Dan Coats, qui envisageaient « une action collective » contre un président jugé « dangereux et inapte ».

Les généraux et la CIA disaient la même chose du président John F. Kennedy, écrit Roberts. (…) Kennedy et Trump ont tous deux voulu normaliser les relations avec la Russie et ramener à la maison les troupes américaines impliquées dans des opérations de guerre à l’étranger qui augmentent les profits des entreprises de l’armement. Pour stopper Kennedy, ils l’ont assassiné. Pour stopper Trump, ils ont concocté le « Russiagate », l’impeachment, et toute une série d’accusations brutales et sans fondement. Les médias répètent ces accusations comme si elles étaient la vérité absolue, alors qu’ils n’ont jamais enquêté sur une seule des fausses accusations.

Scénario « révolution de couleur »

Les différentes tentatives de déboulonner Trump de la Maison-Blanche, qui se sont pour l’instant toutes soldées par des échecs, ont pour but de créer un environnement social propice à une « révolution de couleur » – ces renversements de pouvoir orchestrés par la CIA, le National Endowment for Democracy (NED) et les réseaux de l’Open Society de George Soros, dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. L’exemple le plus caractéristique étant celui de la révolution orange en Ukraine, la « révolution de Maïdan », où ils n’ont pas hésité à s’appuyer sur les milices paramilitaires néo-nazies pour faire tomber le gouvernement de Ianoukovytch. Aujourd’hui, ces faiseurs de démocratie envisagent d’appliquer leurs méthodes à domicile...

L’ancienne plume de Trump, Beatie Darren, interviewé le 16 septembre dans l’émission de Tucker Carlson sur Fox News, a justement affirmé que les mêmes réseaux promouvant les révolutions de couleur tournent désormais leur regard vers le président Trump : « Ce qui se déroule sous nos yeux est un genre très spécifique de coup d’État nommé ‘révolution de couleur’ ». Comme le site Internet Revolver l’explique, un groupe de Démocrates, proches du clan Obama-Clinton, et de Républicains anti-Trump, nostalgiques de l’époque Bush-Cheney, réunis dans le Transition Integrity Project (TIP), espèrent déclencher un scénario de révolution de couleur dans le cas d’une « élection contestée ». Parmi les fondateurs du TIP, l’on trouve John Podesta, l’ancien chef de campagne d’Hillary Clinton, ainsi que le professeur Rosa Brooks, une associée de longue date de l’Open Society de Soros.

Menace de sécession

Le scénario en question serait déclenché à partir d’une victoire de Joe Biden au vote populaire, contestée par Trump sur la base d’un plus grand nombre de « grands électeurs ». Plusieurs semaines de recompte des votes s’en suivraient, débouchant sur une étroite défaite de Biden. Comme le rapportait le 2 août le journaliste du New York Times Ben Smith, John Podesta, qui jouait le rôle de Biden dans la simulation, estime que le Parti démocrate ne devrait alors rien concéder, et convaincre les gouverneurs du Wisconsin et du Michigan d’envoyer des électeurs pro-Biden au Collège électoral, en contradiction avec le vote du 3 novembre. Puis, la Californie, l’Oregon et l’État de Washington menaceraient de faire sécession si Trump restait au pouvoir. La Chambre nommerait alors Biden président, tandis que le Sénat et la Maison-Blanche resteraient du côté de l’actuel président, créant les conditions propices pour l’intervention des militaires.

Voilà donc les Démocrates, que nos chers bien-pensants chérissent tant, qui envisagent ouvertement de provoquer une guerre civile et un putsch militaire aux États-Unis ! On comprend mieux ce qui a pu les pousser à soutenir les violentes émeutes urbaines cet été, y voyant des manifestations « pacifiques » pour les droits des minorités…

 Qu’ils en soient conscients ou pas, Podesta et les autres agissent dans une version moderne de 1860, sauf qu’ils jouent le rôle du Sud sécessionniste, écrit John Daniel Davidson dans The Federalist. En effet, bien avant qu’Abraham Lincoln ne remporte l’élection, même les leaders modérés ‘unionistes’ du Sud menaçaient de faire sécession si le vote n’allait pas dans leur sens.

Alors qu’à l’époque les États esclavagistes brandissaient le droit d’une minorité de casser le gouvernement, aujourd’hui « les Démocrates et les extrémistes menacent de mettre le pays sans dessus-dessous si Trump gagne en novembre, écrit Davidson. Pour les États esclavagistes, l’Union était conditionnelle, et aujourd’hui une réélection de Trump violerait leurs conditions ».

La situation est donc très grave, d’autant plus dans le contexte actuel de propagande virulente contre la Chine et la Russie. Soulignons toutefois que l’enjeu n’est pas d’être pour ou contre Trump. Car si Joe Biden est un désastre — outre le fait qu’il semble de plus en plus frappé de sénilité, il a surtout apporté son soutien à toutes les guerres menées par les États-Unis depuis celles des Balkans —, Donald Trump, qui vient d’avouer avoir planifié l’assassinat du président syrien Bachar al-Assad, est indéfendable.

Il s’agit plutôt de défendre la présidence américaine en tant qu’institution, en se battant pour qu’une éventuelle seconde administration Trump se débarrasse des éléments représentant le complexe militaro-financier de Wall Street et de la City de Londres, tel que Mike Pompeo, et pour que les chefs d’État américain, russe et chinois se rencontrent au sommet et amorcent une sortie de cette nouvelle guerre froide.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mireille Durin • 24/09/2020 - 13:25

    Belle analyse. En effet, Trump n’est là que pour nettoyer le système pourri qui nous gouverne et remettre le compteur à zéro. Une fois fait, alors nous aurons l’occasion de reconstruire une nouvelle société digne de notre essence

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard