Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

19 novembre - Pourquoi S&P soutient les infirmières et infirmiers Lire 18 novembre - S&P sur le terrain :
l’hebdo du 19 novembre Lire
16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Enjeu des « Midterms » aux États-Unis : la guerre ou la paix

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 212 ko

L’élection de mi-mandat qui a lieu ce 6 novembre est certainement l’une des plus importantes de l’histoire des États-Unis. Et, comme nous l’avons écrit auparavant sur ce site, l’enjeu dépasse largement les questions locales ou nationales américaines : c’est celui de la guerre ou de la paix.

Si la majorité à la Chambre des représentants passe du côté des Démocrates, le parti de la guerre en sortira renforcé, et il ne restera alors presque plus de garde-fous contre une escalade entre les États-Unis et la Russie et la Chine. Si au contraire la « vague bleue » n’a pas lieu et que les Républicains gardent la majorité dans les deux Chambres, alors un changement de cap deviendra possible. Libérée de l’épée de Damoclès de la destitution, et sans doute du « Russiagate » (l’enquête largement discréditée sur la prétendue interférence russe dans les élections de 2016), la présidence Trump pourra alors – si elle n’écoute plus les sirènes belliqueuses au sein de sa propre administration – reprendre ses efforts pour normaliser ses relations avec la Russie, et même la Chine.

Suite à l’annonce par Donald Trump de l’intention des États-Unis de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (INF en anglais), signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan, les Russes ont fait savoir qu’ils se préparaient à l’éventualité d’une guerre. Le 26 octobre, devant les Nations unies, le haut responsable russe de la maîtrise des armements, Andrey Belousov, l’a confirmé : « La Russie se prépare pour la guerre, et les États-Unis préparent une guerre. Sinon, pourquoi sortiraient-ils du traité, renforceraient-ils leur arsenal nucléaire et adopteraient-ils une nouvelle doctrine nucléaire ? »

Dans un contexte de propagande permanente contre la Chine et la Russie dans les médias occidentaux, les déclarations provocatrices se multiplient, y compris de la part des membres de l’administration Trump comme John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale, et Mike Pompeo, le secrétaire d’État. Les tensions sont d’autant plus fortes que l’OTAN mène en ce moment-même ces exercices militaires « Trident Juncture », les plus importantes manœuvres depuis la fin de la guerre froide, et consistant à simuler une attaque russe.

Rencontres des 11 et 30 novembre

Cependant, les préparations vont bon train pour les rencontres entre le président américain et ses homologues russes et chinois, qui doivent avoir lieu en marge des commémorations pour le centenaire de la Première guerre mondiale, le 11 novembre à Paris, et du sommet du G20, à Buenos Aires le 30 novembre. L’assistant de la présidence russe, Yuri Ushakov, a fait savoir vendredi dernier que Trump et Poutine auront un entretien « long et dense » à Buenos Aires, en plus de celui de Paris, qui devrait être plus bref.

S’appuyant sur des sources « au cœur des négociations », le South China Morning Post (SCMP) rapporte dans son édition du 2 novembre que Trump aurait l’intention de prolonger d’une journée son séjour à Buenos Aires, afin de pouvoir organiser une rencontre complète, y compris un dîner, avec le président chinois Xi Jinping. Bien que ni la Maison-Blanche ni la présidence chinoise n’aient confirmé ou nié cette affirmation du SCMP, Donald Trump a rapporté avoir eu « une bonne discussion » avec Xi Jinping, au cours d’un appel téléphonique qui aurait été réalisé à la demande du président américain. Xi a déclaré de son côté que l’échange a permis d’aborder en profondeur les questions concernant les relations entre les deux pays. « La coopération économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis présente des avantages mutuels et un principe gagnant-gagnant, et les équipes économiques des deux pays devraient renforcer leurs contacts et engager un dialogue autour des questions d’intérêt mutuel, afin d’élaborer des solutions mutuellement acceptables pour les deux pays », a-t-il affirmé.

Une délégation de sept parlementaires américains se trouve actuellement à Beijing. Lors de leur entrevue avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, le sénateur républicain Lamar Alexander a déclaré que les États-Unis et la Chine sont « des compétiteurs et pas des adversaires ». Li a rappelé qu’en dépit des hauts et des bas, les deux pays sont parvenus à développer leurs relations depuis 40 ans. « Une relation saine et stable est conforme aux intérêts des deux pays (…). J’espère que vous autres membres du Congrès pourrez jouer un rôle positif », a-t-il déclaré.

La visite de cette délégation américaine en Chine est implicitement liée au sommet entre Trump et Xi à Buenos Aires. Elle fait écho à la visite en juillet dernier à Moscou du groupe de parlementaires républicains en juillet, deux semaines avant la réunion d’Helsinki entre Trump et Poutine.

Sortir la présidence Trump de la tentative de putsch britannique

Le bon déroulement des rencontres entre Trump, Poutine et Xi, et les conséquences positives qui en découleront, seront bien entendu déterminées par le résultat des élections américaines. Comme l’a expliqué à Moscou la présidente internationale de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche, qui intervenait le 24 novembre devant la chambre publique de la fédération de Russie, la « bataille monumentale » qui se joue actuellement aux États-Unis va déterminer si la tentative de putsch contre le président Trump réussira et s’il sera évincé du pouvoir, ou si leurs auteurs, qui veulent à tout prix empêcher de bonnes relations entre les États-Unis, la Russie et la Chine, se retrouveront eux-mêmes sur le banc des accusés. « Si Trump parvient à consolider sa position, il existe une réelle possibilité qu’en dépit du discours souvent belliqueux entendu à Washington, il réussisse, dans la seconde moitié de son mandat, à améliorer ses relations avec Moscou et à retrouver son approche initialement positive envers Beijing », a-t-elle déclaré.

JPEG - 33.7 ko

L’intervention de Mme Zepp-LaRouche a suscité beaucoup d’intérêt en Russie. Les médias russes ont en particulier noté sa référence au rôle des services britanniques dans cette tentative de putsch contre Trump. « La vérité sort à la lumière : l’intervention de Londres dans les élections américaines est confirmée, écrit le site nation-news.ru. Un grand scandale est sur le point d’éclater aux États-Unis. Des journalistes ont montré que l’ancien chef d’État américain Barack Obama et le MI6 britannique – et pas la Russie – se sont ingérés dans les élections. Cette affirmation sensationnelle a été faite par la fondatrice de l’Institut Schiller et du Mouvement des Droits civiques-Solidarité allemand, et également épouse de l’ancien candidat aux élections présidentielles américaines, Lyndon LaRouche ».

La principale agence de presse russe Ria Novosti souligne de son côté que la Grande-Bretagne veut à tout prix, selon Helga Zepp-LaRouche, préserver un ordre unipolaire. « La conspiration impliquant Hillary Clinton et la Grande-Bretagne vise à empêcher toute coopération avec la Russie, pour laquelle Trump s’est dit favorable pendant sa campagne électorale », écrit Ria Novosti. Et de citer la dirigeante de l’Institut Schiller : « Les présidents Trump et Poutine ont tous deux décrit le sommet d’Helsinki comme une réussite historique. Mais à son retour aux États-Unis, Trump a dû faire face aux néolibéraux démocrates et à l’aile conservatrice du parti Républicain, qui ont saboté les progrès qui avaient été réalisés. Je pense que la nouvelle rencontre entre les deux présidents peut donner d’extraordinaires résultats, et permettre de résoudre la crise systémique actuelle ».

Cela impliquerait que les dirigeants des quatre principales puissances du monde – la Russie, la Chine, l’Inde et les États-Unis – se rencontrent pour faire face ensemble aux problèmes de notre époque. « Grâce à une telle interaction, il sera alors possible de se concentrer sur le développement des technologies spatiales, sur les progrès dans l’étude des terres agricoles, et ainsi de résorber le fossé qui sépare les riches des pauvres », a déclaré Mme Zepp-LaRouche.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Italie, élections américaines de mi-mandat : l’heure de vérité s’annonce

26 octobre
Chroniques stratégiques
Italie, élections américaines de mi-mandat : l’heure de vérité s’annonce

Texas : Kesha Rogers veut élever le débat

25 octobre
Actualité
Texas : Kesha Rogers veut élever le débat

Les relations sino-américaines, première victime des élections américaines

15 octobre
Chroniques stratégiques
Les relations sino-américaines, première victime des élections américaines

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard