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Feuille de route

Pistes essentielles pour vaincre la pandémie de COVID-19

 COVID-19 : grands axes d’une vraie mobilisation de santé publique

  • CONFINEMENT TOTAL : arrêt des activités économiques non essentielles et des transports en commun. Coordonné par l’Armée, ravitaillement de la population par les collectivités territoriales, la grande distribution et les restaurants d’entreprise ;
  • DEPISTAGE DE MASSE permettant d’identifier les malades, d’isoler les personnes contagieuses et de suivre la progression de l’épidémie. Production de réactifs pour les tests ;
  • MASQUES : fourniture de masques au personnel soignant et des EHPAD, aux forces de l’ordre et à tous ceux impliqués dans la chaîne logistique ;
  • LITS ET RESPIRATEURS : augmentation du nombre de lits en soins intensifs équipés de respirateurs, notamment en aménageant des centres d’exposition ou de congrès, installation d’hôpitaux de campagne et de constructions modulaires ;
  • MEDICAMENTS : traiter dès maintenant, en urgence, avec l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine dès la phase initiale de contamination, sous contrôle médical rigoureux, en attendant les résultats des essais cliniques européens ;
  • MOBILISATION INDUSTRIELLE et réquisitions pour produire, en quantité suffisante, des masques, respirateurs, principes actifs pour les tests et médicaments anesthésiques. Arriver à une production nationale suffisante avant la fin de l’année.

Cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour, ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. (Charles de Gaulle, Appel du 18 juin 1940)

 Pistes essentielles pour vaincre la pandémie de COVID-19 - Feuille de route présentée par Solidarité & Progrès

Mis à jour le 31 mars, ce texte, écrit le 23 mars, a été envoyé aux conseillers scientifiques et sanitaires de la Présidence de la République ainsi qu’aux députés, sénateurs et maires de France. Sapeurs-pompiers, médecins urgentistes, infirmiers et infirmières le recevront tout comme les industriels et entrepreneurs travaillant dans les secteurs stratégiques pour cette mobilisation. Libre à chacun d’en assurer une diffusion encore plus massive.

 Préalable

Le président Macron a déclaré que la France était en guerre contre le COVID-19. L’ennemi qu’il désigne ainsi a effectivement montré sa puissance et sa capacité à mettre en péril les fondations de notre pays. La volonté affichée par le président de la République pour combattre la pandémie s’est essentiellement traduite par deux grandes mesures : le confinement partiel et la fermeture des écoles.

La forte propagation du COVID-19 ces deux dernières semaines et le nombre de décès (qui jusqu’ici ne recensait que les décès en milieu hospitalier) montrent que ces mesures, à elles seules, ne sont pas à la hauteur du défi. La mobilisation industrielle décrétée depuis lors est à la fois tardive et insuffisante. La guerre a été lancée, mais en envoyant au front une armée qui doit combattre pieds nus et avec des lance-pierres.

 I. URGENCE SANITAIRE

La santé de la population est prioritaire sur toute autre considération. Il est illusoire de vouloir sauver l’économie sans sauver d’abord les vies humaines.

L’urgence sanitaire commence avec les soignants qu’il faut protéger car ils sont en contact direct avec la maladie. Ils sont les premiers à réclamer un confinement total, pour éviter la saturation des hôpitaux. Leur mission exige des moyens matériels qui doivent leur être fournis coûte que coûte : masques FFP2, gants, surblouses, charlottes, combinaisons intégrales et lunettes. Quand bien même ces équipements peuvent faire la différence entre la vie et la mort, ils ne doivent pas faire oublier le manque de matériel pour les malades. Le pont aérien avec la Chine, tardif mais nécessaire, n’est qu’un premier pas – insuffisant – pour protéger ceux qui doivent l’être.

Il faut fournir des masques, des gants et du gel hydroalcoolique à toutes les catégories de personnels en contact avec le public et potentiellement exposées au virus :

  • aides-soignants, personnels des EHPAD ;
  • policiers, gendarmes, pompiers, agents de sécurité ;
  • caissiers, commerçants, livreurs, routiers ;
  • éboueurs, agents de nettoyage, militaires déployés en soutien ;
  • surveillants de prison, agents des pompes funèbres.

 A. Assurer cinq grandes missions

  1. Dépister et soigner : avec l’ensemble des personnels soignants du public et du privé. Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné la nécessité absolue de tester pour savoir, suivre et intervenir. Ne pas le faire, au nom d’une pandémie qui s’étendrait « fatalement », revient à baisser les bras. Pour les soins, des lits supplémentaires doivent s’ouvrir de toute urgence afin d’éviter la saturation qui s’annonce ;
  2. Protéger et maintenir l’ordre : avec les élus locaux, la police, la gendarmerie et les pompiers ;
  3. Ravitailler : avec les collectivités locales, les employés du commerce et de la distribution, les livreurs et les routiers, l’armée assurant la coordination des moyens ;
  4. Assurer la propreté et l’hygiène publique : avec les éboueurs et les agents en charge du nettoyage de l’immobilier urbain ;
  5. Rechercher le remède : avec les chercheurs du public et du privé, l’Institut Pasteur devenant un centre de pilotage. De même pour la recherche d’un vaccin. La communauté internationale des chercheurs et des personnels médicaux donne une leçon aux Etats.

 B. Mesures immédiates pour stopper la propagation

L’état d’urgence sanitaire voté le 21 mars par l’Assemblée nationale donne au gouvernement toute latitude pour prendre les mesures décisives qui s’imposent et procéder aux réquisitions de tous biens et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire.

De ce fait, il s’est donné les capacités de mettre en place les mesures suivantes :

  1. Mise en place du confinement total dans les plus brefs délais. Pour être effectif, il doit s’accompagner du recrutement de personnels protégés ayant pour mission d’assurer le ravitaillement, voire le suivi médical, de la population non contaminée. Leurs déplacements, comme ceux des personnels soignants, doivent être pris en charge par l’Etat ou bien celui-ci doit leur procurer un logement proche de leur lieu de mobilisation ;
  2. Suspension de toute activité économique non essentielle. Les pertes financières encourues devront bien entendu être intégralement compensées ;
  3. Arrêt de tous les déplacements, arrêt des transports en commun ;
  4. Dépistage systématique de la population permettant d’identifier les personnes contaminées ;
  5. Pour les cas les plus graves, prise en charge dans des unités de soins intensifs rigoureusement séparées des autres patients ;
  6. Pour les autres coronapositifs : isolement, non pas au domicile, mais dans des structures intermédiaires spécialement aménagées (centres de congrès, écoles, stades, casernes, etc.).

 C. Préconditions à l’accomplissement des cinq missions

 1. Confinement total

Constat : réclamé par de nombreux professionnels de la santé mais refusé par le gouvernement, un confinement total (et non partiel), comme celui organisé à Wuhan en Chine, est indispensable en l’absence de dépistage intensif. (Voir à ce propos le récit suivant publié par Le Monde) :

Si certains pays, comme la Corée du Sud, n’ont pas appliqué ce type de confinement total, c’est uniquement parce qu’ils ont opté dès le début pour un dépistage massif des cas suspects. Par insuffisance de prévision et approche à flux tendus, nous avons laissé disparaître nos stocks – notamment de tests de dépistage – nous rendant incapables de procéder comme les Coréens.

Préconisations : confinement total et suspension temporaire, comme en Chine, en Italie et en Espagne, de toutes les activités économiques non vitales. En l’état actuel, seul le confinement total peut juguler la propagation du virus et limiter l’afflux de patients dans les hôpitaux.

 2. Dépistage systématique

Constat : l’insuffisance criante de tests de dépistage occulte l’étendue de la contamination. Pire, elle fait que des porteurs sains, asymptomatiques, peuvent propager la maladie sans le savoir. Ce dont on est sûr, c’est que les chiffres officiels sur les cas de coronavirus sont faux et dramatiquement en dessous de la réalité.

La stratégie de dépistage massif adoptée par la Chine et la Corée du Sud leur a permis d’avoir une cartographie précise de la maladie en identifiant les foyers de propagation.
Le test qui prévaut actuellement en France se fait par prélèvement nasopharyngé. Cependant, à ce jour, les retours d’expérience établissent que le dépistage le plus fiable est celui de la tomographie des poumons.

En Chine, un kit de dépistage rapide IgM (immunoglobuline M) vient d’être présenté, permettant la détection par acide nucléique, ainsi qu’une puce d’amplification thermostatique, qui pourra aider les testeurs à distinguer le coronavirus, le virus de la grippe A et le virus de la grippe B.

En Belgique, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Chine et ailleurs, on annonce la mise au point de tests sérologiques donnant des résultats en 15 à 20 minutes. Il faut préciser que ces tests ne dépistent pas le virus lui-même mais uniquement la présence éventuelle d’anticorps dans le sang. Or, des patients au stade précoce d’une maladie peuvent être sans anticorps dans leur sang. Bien que ces tests s’avèrent fiables pour identifier les positifs mais laissent un pourcentage de « faux négatifs », ils ont le mérite d’être disponibles. En attendant mieux, il faut les utiliser tout en tenant compte de leur caractéristique.

Enfin, un hôpital coréen (H Plus Yangi) vient également de mettre en place un système de cabines de dépistage, permettant de pratiquement décupler leur capacité en passant de 9 à 80 échantillons prélevés quotidiennement.

Préconisations : il faut dépister tout le monde dès que possible mais le dépistage des personnels soignants est une priorité absolue.

Il ne faut pas attendre la fin du confinement pour dépister car il est impératif d’avoir une cartographie de la maladie. Une exacte appréciation de l’étendue du COVID-19 et de son implantation sur le territoire, aura aussi pour effet de mieux faire comprendre à nos concitoyens la gravité de la situation et la nécessité du confinement total.

D’autre part, les personnes dépistées positives asymptomatiques ou ne présentant pas de symptômes graves doivent être isolées au sein de structures intermédiaires où elles seront prises en charge et devront recevoir un suivi médical. Il faut à tout prix empêcher qu’elles ne contaminent d’autres personnes.

Tout ce qui permet d’accélérer le dépistage est à prendre en considération. L’identification des entreprises et laboratoires français en capacité de fournir et d’effectuer des tests jouera un rôle crucial. Il faut bien sûr, comme cela se fait actuellement, se rapprocher des entreprises à l’étranger qui produisent des tests efficaces et rapides, que ce soit en Allemagne, au Royaume-Uni, en Chine ou ailleurs.

On ne peut, comme c’est la politique du gouvernement, accepter d’en rester à un confinement partiel, créant des conditions inacceptables de contamination et de mortalité, en attendant un dépistage à grande échelle avec des tests sérologiques.

 3. Hygiène publique

Constat : autant les pouvoirs publics insistent avec raison sur les « gestes barrières », autant la désinfection des espaces publics reste à ce jour insuffisante, voire inexistante. Pourtant, plusieurs études affirment que le virus peut rester actif pendant quelques heures et parfois plusieurs jours sur des surfaces à l’extérieur, en particulier sur le plastique et l’acier. Certaines villes s’opposent, par inconscience et/ou dogme « écologique », à l’utilisation ponctuelle d’eau de javel.

A Wuhan, la Chine a déployé des robots pour désinfecter les rues. En Italie et en Espagne, ce sont les producteurs de fruits qui ont sorti leurs tracteurs pour nettoyer le mobilier urbain. La compagnie de transport public de Shanghai a reconverti un tunnel de lavage pour bus en aire de désinfection équipée de 120 tubes UV. Ce nouveau procédé permet de réduire la durée de l’opération, en passant de 40 à 5 minutes.
 
Préconisations : le gouvernement doit se saisir de cette question et fournir aux collectivités territoriales des orientations précises. Les services de voirie seront bien sûr en première ligne. D’autres part, le choix ayant été fait d’un confinement partiel, alors que les citoyens n’ont accès ni aux masques ni aux gants, des solutions devront être trouvées en ce qui concerne les multiples vecteurs de transmission qui passent souvent inaperçus : claviers des distributeurs de billets de banque, ascenseurs d’immeubles, horodateurs, anses de paniers dans les commerces de grande distribution, etc.

 4. Ravitaillement

Constat : pour l’instant, la question ne se pose que pour les personnes se trouvant dans l’incapacité de sortir, quelle qu’en soit la raison. Pour elles, la solution passe actuellement par la « débrouille » et l’entraide locale. Si le gouvernement adopte le confinement total, l’entraide ne suffira plus et il faudra trouver des solutions pour ravitailler l’ensemble de la population, sans perdre de vue le ravitaillement des personnes sur la « ligne de front ».

De nombreuses enseignes commerciales ont déjà des services de livraison à domicile. Toutefois, depuis le début du confinement, le délai de livraison s’est allongé et les « drive-in » sont saturés. D’autre part, nombreux sont ceux qui n’ont pas la possibilité d’utiliser ces services pour diverses raisons.

Préconisations : appel aux bénévoles pour s’enquérir des besoins auprès de chaque foyer. Dans le cas où il ne leur est pas possible d’utiliser des services en ligne, mise en place d’équipes faisant les courses à leur place. C’est l’une des tâches où l’armée pourrait fournir son aide grâce à ses capacités d’encadrement et de coordination logistiques (bien qu’elles aient été fortement diminuées). En concertation avec les collectivités locales (régions, départements, mairies), appel à la restauration collective des grandes entreprises, en plus des géants de la grande distribution qui disposent d’un savoir-faire logistique et se sont déjà mis en marche pour organiser la livraison à domicile. D’autre part, il sera nécessaire de réquisitionner des hôtels ou logements vacants afin d’y loger les personnels de santé et leur éviter ainsi de longs trajets, d’autant que les transports en commun devront être fermés ou bien réservés aux personnes mobilisées.

 5. Recherche et traitement

Constat : le débat sur l’utilisation ou non de la chloroquine a fait apparaître des conflits d’intérêts et de personnes, dans un système très rigide qui jette le doute sur l’impartialité de la médecine à l’égard des laboratoires pharmaceutiques.

Préconisations : à ce jour, il n’existe aucun autre traitement que celui utilisé par l’IHU de Marseille (hydroxychloroquine associé à un anti-biotique). On ne peut prendre le risque d’une augmentation du nombre de décès. Puisque ce traitement donne des résultats, il faut l’appliquer avec l’assentiment des malades, selon le protocole recommandé et sous un contrôle médical rigoureux. Il faut bien sûr étudier les autres traitements qui pourraient être développés, tout en se défendant des lobbies pharmaceutiques dont la priorité est financière (produits qui rapportent) et non sanitaire (produits nécessaires mais à faible valeur ajoutée).

Comme pour les entreprises, les laboratoires français travaillant dans ces domaines, et pour peu qu’ils développent des pistes prometteuses, doivent recevoir le soutien de l’Etat. Parmi ceux ayant la capacité de fournir des réactifs pour les tests, il ne faut pas oublier les laboratoires universitaires et vétérinaires qui ne demandent qu’à être sollicités.

 D. Comment y parvenir

 1. Mobilisation de l’armée

L’armée, notamment la « réserve citoyenne de défense et de sécurité », doit être appelée en renfort, avant tout pour ses capacités de coordination en matière logistique. Cette force coordonnera la construction des infrastructures de santé manquantes telles que des hôpitaux, à la mesure de ce qui est réellement nécessaire. On peut comparer la mise en place d’un hôpital de campagne de 30 lits à Mulhouse, en plein épicentre de la maladie, avec la décision prise par l’Allemagne de construire un hôpital de 1000 lits près de Berlin…

L’armée ne doit pas être utilisée pour ce qu’elle ne doit pas ou n’est pas en mesure d’effectuer, ses capacités ayant été progressivement réduites depuis au moins 25 ans.

Les réserves de la gendarmerie et de l’éducation nationale doivent être également mobilisées.

 2. Mobilisation des industries

Constat : la pénurie dramatique de masques1, respirateurs et autres matériels aussi basiques que des écouvillons, n’est que la partie émergée de l’iceberg et a déjà amené des entreprises à prendre l’initiative de reconvertir leurs moyens pour pallier les manques. Il y a en France des forces qui « n’ont pas encore donné ». Nombre d’entre elles désirent contribuer à la mobilisation mais n’ont pas été systématiquement contactées par les autorités compétentes.

Préconisations : l’Etat doit effectuer plus sérieusement un recensement de tous les services et entreprises produisant déjà ou susceptibles de produire et fournir les matériels médicaux nécessaires. Il faut bien sûr privilégier les laboratoires et les entreprises ayant une capacité d’action immédiate, tout en gardant en tête que la crise médicale va rapidement déboucher sur d’autres besoins. Ce recensement ne doit pas se limiter aux très grandes entreprises mais s’étendre aux ETI et PME.

Par exemple, il ne suffit pas de rassembler quelques très grandes entreprises en établissant un montant de production selon leurs possibilités, mais il faut commencer par chiffrer les besoins à satisfaire en fonction de la progression prévisible de l’épidémie et organiser, à partir de là, un maximum de production nationale en comblant les manques par une politique précise d’importations.

Un interlocuteur clairement identifié doit être désigné pour les entreprises souhaitant proposer leurs services.

 3. Coordination

Ces missions sont, en principe, pour le volet de la santé, celles du Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (CORRUSS), mais certaines étant a priori hors de son champ de compétence (recherche, maintien de l’ordre), il est nécessaire d’en assurer d’une manière ou d’une autre la centralisation et la coordination, notamment avec l’armée et les forces de l’ordre, sans délai, par une mobilisation centralisée et en temps réel.

Le conseil scientifique installé par le gouvernement ainsi que le comité analyse recherche et expertise (CARE) sont deux bonnes initiatives, bien que tardives, mais une coordination plus rigoureuse s’impose pour réellement anticiper.

 II. ECONOMIE PHYSIQUE

 A. Reconstituer une capacité autonome de production

Constat : la production des matériels nécessaires à l’urgence sanitaire ne peut aujourd’hui être assurée en France, ou elle l’est de manière insuffisante. Cette situation met en évidence l’état de délabrement de notre économie.

Préconisations : il faut reconstituer une capacité autonome de production, « quel qu’en soit le coût ». Concrètement, l’Etat doit reprendre son rôle de stratège. La loi d’urgence votée le 21 mars le lui permet. Il doit utiliser cet outil pour sauver les entreprises nécessaires à la mobilisation et actuellement menacées : Luxfer, Famar, etc.

L’Etat doit par ailleurs, comme mentionné plus haut, se rapprocher des entreprises ayant la capacité de produire tout ce qui nous fait actuellement défaut.
La mobilisation de ces « forces qui n’ont pas donné » serait le meilleur garant du sauvetage de l’économie voulu par Emmanuel Macron. Si de nombreuses volontés se manifestent dans tous les domaines, l’état d’urgence sanitaire doit permettre de les appuyer et de les coordonner :

  • Textile : masques, combinaisons jetables (lien)
  • Chimie : gants en latex, lunettes ou visières de protection (lien)
  • Bâtiment : constructions modulaires (lien)
  • Industrie pharmaceutique : tests, médicaments (lien)
  • Ventilateurs, respirateurs, oxygène (lien)
  • Numérique, 5G, télémédecine (lien)

 B. Reconstruire les infrastructures nécessaires

Constat : les capacités en lits de réanimation sont en passe d’être saturées. De 5000 initialement, elles ont été portées à 10 000 et bientôt à 14 000, mais cela reste insuffisant.

Préconisations : il faut réquisitionner et aménager des espaces existants, comme cela a pu se faire à Madrid avec le Centre des Expositions, et si besoin, construire des hôpitaux temporaires en nombre suffisant, ce qui exige de mobiliser les entreprises ayant cette capacité. Or nous avons en France plusieurs entreprises qui ont une véritable expertise dans le domaine de la construction modulaire et ne demandent qu’à être mobilisées. Il faut, d’autre part, prévoir les ressources nécessaires en eau et électricité pour assurer leur fonctionnement.

En Chine, il a été possible de construire plusieurs centaines de petites maisons imprimées en 3 D, chacune ayant été fabriquée en deux heures.

En même temps, il est nécessaire de mobiliser de toute urgence nos ressources en faveur des pays africains, qui sont dépourvus d’un système de santé fonctionnel. Il s’agit pour la France non seulement d’une question de responsabilité humanitaire, mais aussi de notre intérêt bien compris.

En effet, laisser se développer en Afrique un réservoir d’épidémie serait fatalement encourir son extension chez nous. En particulier, nous devons coopérer avec les experts chinois qui apportent une aide au continent, notamment en fournissant des stocks d’antiviraux de première nécessité (remsidivir, chloroquine, etc.) dans des pays inondés de faux médicaments.

 III. CONCLUSION

Il est évident que cette pandémie est non seulement une crise sanitaire qui révèle notre fragilité face aux menaces existentielles, mais aussi le déclencheur d’une crise financière. Les mesures décidées en France et en Europe sont à cet égard nécessaires pour permettre à nos économies de continuer à fonctionner et, en particulier, assurer le financement de la mobilisation sanitaire.

Ces mesures sont toutefois insuffisantes car elles ne portent pas sur le fond du problème. D’une part, la mobilisation sanitaire doit nécessairement s’accompagner d’un nouvel ordre économique et monétaire gagnant-gagnant. Le poids des principaux dirigeants du monde (Etats-Unis, Chine, Russie et Inde) est nécessaire pour y parvenir. (Merci de signer dès maintenant, la pétition en ligne de l’Institut Schiller)

A cet effet, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU et indépendamment, la France doit jouer un rôle de médiateur, d’inspirateur et de catalyseur. Apporter notre assistance sans arrière-pensées au continent africain doit être en tête de notre Feuille de route et prouver notre prise de conscience de la gravité de la situation.

Le défi est de se préparer à la fois à de prochaines semaines très difficiles et à la sortie de crise, en faisant en sorte, tant au niveau national qu’à l’échelle internationale, que ce qui s’est malheureusement produit ne puisse plus se reproduire dans les conditions de négligence criminelle qui ont prévalu.

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  • Danièle Peytavin • 10/04/2020 - 12:07

    Au lendemain de la 2e guerre mondiale,la "haute finance"qui depuis plusieurs siècles décide de la puissance et de la richesse de tel"petit" pays ou de tel continent vient de les transférer de l’Occident à l’Extrème Orient.Des hommes forts et honnêtes appuyés par des partis forts(des de Gaule)doivent se lever en Occident pour enrayer le chaos !

    Répondre à ce message

  • Danièle Peytavin • 10/04/2020 - 11:51

    La crise covid-19 montre faiblesse et effondrement de l’Occident voulu par la "haute finance "qui au nom des perspectives de profit fait et défait depuis plusieurs siècles la puissance des états ou de continents.L’instant que nous vivons montre que le transfert de la puissance et la richessede l’Occident à l’Extrème Orient est achevé.Des hommes forts,des

    Répondre à ce message

  • sudac • 03/04/2020 - 12:00

    c’est bien, mais il manque une réponse à la dérive de l’état de droit concernant, par exemple, l’abus des verbalisations de certains agents des forces de l’ordre, et à l’inverse l’absence du contrôle du confinement dans les cités. Insister sur la propreté et l’hygiène publique, et les méfaits du crachat. Surtout, ne pas arrêter tous les déplacements et transports en commun, notamment pour garder certains emplois et assurer le transports des travailleurs. S’associer au mouvement naissant du type du collectif Projections Covid-19 sur les contours du monde de demain. Mettre en œuvre le REVENU UNIVERSEL pour tous les citoyens privés d’emploi. Ouvrir des perspectives de travail pour ces personnes à partir de la reconstitution d’une capacité autonome de production (tiers secteur J. Rifkin). Cordialement - bon courage à toute l’équipe

    Répondre à ce message

  • Chan • 29/03/2020 - 11:21

    Ce programme est completement idiot et syndrome d’une pensée parfaitement superficielle.

    Répondre à ce message

  • BARRIERE • 29/03/2020 - 11:05

    Bonjour,
    Ancienne militaire volontaire SSA : grade : sergent au service de santé des Armees à Limoges en 1999. Si besoin pour volontariat me contacter.

    Répondre à ce message

  • Pascale • 28/03/2020 - 12:29

    Les marchés financiers : les marchés actions obligataires et des changes ne peuvent pas être fermés, les allocations retraites, maladie des citoyens du monde entier proviennent de ces marchés parce que les cotisations y sont placées. L’assurance vie c’est le placement favori des français. Ils existent les trous noirs accessibles uniquement aux professionnels qui ne seront pas fermés, opaques ils ne sont pas contrôlables. En revanche il vaut mieux contrôler les marchés dérivés voire les taxer davantage parce qu’il y a d énormes masses d’argent qui sont basées sur du vent.

    Répondre à ce message

  • Carine • 27/03/2020 - 00:49

    J adhère à tout ce qui est présenté...sauf la question du rôle de la 5 g. Alors là !!!! Je ne comprends pas !! Éclairez moi !!!?!????????

    Répondre à ce message

  • le bricquir • 26/03/2020 - 14:52

    pourquoi, sur tous les médias, on ne cesse de nous parler de solidarité et du travail harassant des soignants qui ne comptent par leur temps, mais PERSONNE ne parle de l’urgence d’embaucher du personnel... sauf pour aller - bénévolement - cueillir des fraises et des asperges !!!!!!
    Il sera urgent aussi d’augmenter le salaire de ceux qui nous sauvent...

    • Sébastien Périmony • 26/03/2020 - 14:57

      Nous avons lancer un appel pour cela ! vous avez tout à fait raison. Il faut agir sur tous les fronts, mais la crise sanitaire reste la priorité. Malheureusement nous vivons dans un ordre financier criminel et avons des dirigeants irresponsables. C’est le moment de nous aider, et d’aider notre pays : https://solidariteetprogres.fr/lobby-citoyen?header=1

    • Karel Vereycken • 26/03/2020 - 16:52

      Ce ne sera pas du bénévolat. La relation entre le volontaire et l’agriculteur sera encadrée par un contrat de travail, avec des « dispositifs efficaces et incitatifs ». et le chômage partiel serait cumulable avec cet emploi, tout comme les minima sociaux. « L’essentiel, c’est de nourrir nos concitoyens », souligne le ministre.

    Répondre à ce message

  • Michel DESERT • 25/03/2020 - 08:52

    Le gouvernement semble décidé pour accroître les tests du covid-19 en faisant appel aux laboratoires privés, cela va dans la bonne direction.
    Et pendant ce temps on entend que l’Europe pourrait lancer de nouveaux euro bonds, qui pourraient être nommés coronabonds... Vous en pensez quoi ?

    • Debrabant • 25/03/2020 - 13:40

      Coronabonds ? En juin 2017, la Banque mondiale a annoncé la création d’obligations spécialisées qui seraient utilisées pour faciliter le mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie – Pandemic Emergency Financing Facility (PEF) – si celle-ci est officiellement reconnue – c’est-à-dire reconnue par l’OMS.
      Certains analystes ont fait valoir que ces obligations pandémiques n’avaient jamais été conçues pour aider les pays à faible revenu touchés par une pandémie, mais plutôt pour enrichir les investisseurs de Wall Street, alors qu’il existe déjà le Fonds de prévoyance pour les urgences de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où les fonds pourraient aller directement aux besoins des pays touchés.
      Explications : https://lesakerfrancophone.fr/la-bourse-ou-la-vie-un-schema-peu-ordinaire
      AMHA, encore une idée de banquiers pour se gaver sur notre dos aux fins de reconstruire les réseaux publics de santé détruits par les GOPE néolibérales qui entre-temps passeront en mains privées financés par ces coronabonds ! L’histoire de nos autoroutes, aéroports, barrages, FDJ, etc... mais dans le domaine de la santé.
      Reconnaissons que le Covid19 est une occasion unique pour mettre au pas tous les gogos aux visées d’une gouvernance mondiale -le fric-, le battage du changement climatique avec Crétine Thunberg (chaud ou froid !?) et les taxes imposées n’enthousiasmant que les milléniaux fauchés agités par Soros & Co !

    • Michel DESERT • 25/03/2020 - 19:27

      Donc en fait, ce qu’il faut c’est confiner les financiers, s’ils veulent spéculer que leurs risques soient confinés sans impact sur le monde réel, et recourir à l’épargne et au crédit public en l’oriantant vers l’économie réelle, et là parce qu’il y a urgence vers la santé, les hôpitaux, la recherche de traitements et vaccins..?

    Répondre à ce message

  • BAMBA Souleymane • 26/03/2020 - 11:52

    Toutes mesures nécessitent un budget conséquent. Or chacun sait les coupes opérées dans le budget de la santé. Ne faut-il pas faire un appel de dons ou obliger ceux qui en les moyens à mettre la main à la poche ?

    • Sebastien Perimony • 26/03/2020 - 11:57

      La solution est monétaire comme disait le professeur Pouemi ! Les états doivent émettre du crédit massivement pour les services publics et en ce moment pour les services de santé. La réserve fédérale américaine va créer 2000 milliards pour soutenir l’économie et faire face à la crise sanitaire. Les dons sont bien entendu utile, mais rien ne remplacera jamais des services publics efficaces et financés. On en voit la triste réalité aujourd’hui en France. Voilà nos pistes : https://solidariteetprogres.fr/feuille-de-route-coronavirus.html

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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