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Irma, Harvey : l’urgence de rebâtir une société qui « prévoit »

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L’ouragan Irma, le plus puissant jamais enregistré dans les Antilles avec des vents supérieurs à 350km/h, traverse actuellement les Caraïbes en direction de Porto Rico, Haïti, Cuba et de la Floride, ne laissant derrière lui que ruines et désolation. Les îles de Saint Martin et de Saint Barthélémy, ainsi que les îles britanniques d’Antigua-et-Barbuda et d’Anguilla ont été détruites à 80-90 % ; les bâtiments administratifs – préfecture, casernes de pompiers, gendarmerie, centrales électriques – ont été partiellement détruits, les toitures envolées, de toute évidence pas prévus pour résister à ce type de phénomène ; l’eau et l’électricité sont hors service sans doute pour plusieurs jours voire des semaines ; et 60 % de la population est sans logement. Le bilan provisoire est de 12 morts et une vingtaine de blessés.

Le premier ministre d’Antigua-et-Barbuda Gaston Browne a déclaré sur la BBC que « l’île est littéralement sous les eaux et difficilement habitable ». Un résident de l’île a comparé le passage d’Irma à une bombe nucléaire et a reproché au gouvernement britannique de n’avoir prévu aucun plan pour y faire face.

De son côté, Patrick Coulombel, le cofondateur de la Fondation Architectes de l’urgence, a pointé mercredi soir sur Franceinfo le « problème de conception » à l’origine de la destruction de la préfecture de Saint-Martin : « Que la préfecture, considérée comme centre de crise, soit touchée, c’est un vrai problème », a-t-il affirmé. « C’est une faute professionnelle pour les gens qui sont censés gérer l’urgence sur place », alors que l’on est « tout à fait capable de faire des bâtiments qui vont résister, qui sont faits en dur, et mis à des endroits qui ne sont pas inondables ».

Jacques Cheminade a quant à lui déclaré dans un tweet : « Saint-Martin : Préfecture et caserne des pompiers détruites, dévastation des logements. Appliquons désormais les normes protectrices ! »

Le facteur politique et économique

Le problème, c’est bien entendu la pensée court-termiste, où l’on laisse les choses en l’état en se disant que la récurrence de ces phénomènes reste très rare. Comme nous l’avons noté la semaine dernière lors du passage de la tempête Harvey, non seulement les infrastructures – barrages, réservoirs, canaux de drainage – souffraient d’un déficit de maintenance, mais surtout aucun plan pour en bâtir de nouvelles n’a été ni prévu ni lancé. Ainsi, l’orthodoxie budgétaire – le « bon sens économique » disant qu’on ne doit pas dépenser plus que ce qu’on a – devient une aberration économique et même une négligence criminelle, au regard des pertes humaines et matérielles.

Dans les années 1960, un projet avait été conçu pour détourner le surplus d’eau de la rivière du Mississippi vers le sud-ouest, afin d’équiper le Texas pour faire face aux fréquentes sécheresses touchant les terres arides. Ce plan, intitulé « 1968 State Water Plan » et soutenu par le gouvernement, prévoyait le développement de systèmes d’aménagement d’eau sur une perspective de 50 ans – c’est-à-dire à l’horizon 2020. Mais il n’a jamais été réalisé, tout comme le projet NAWAPA – dans lequel devait s’intégrer le plan pour le Texas – qui prévoyait l’aménagement des systèmes d’eau et d’énergie sur l’ensemble de la partie ouest de l’Amérique du nord (depuis le nord-ouest du Canada jusqu’aux déserts californiens et mexicains), et qui a été abandonné par le gouvernement américain, sous la pression des intérêts financiers de Wall Street et de Londres.

Et le soleil fait son éruption sur la scène

L’autre aspect du problème est d’ordre scientifique. La NASA a détecté deux puissantes éruptions solaires mercredi, faisant suite à une éruption de puissance moindre survenue le 4 septembre. La seconde est la plus puissante enregistrée depuis 2008. En plus de l’altération du champ magnétique terrestre – pouvant perturber le fonctionnement des satellites de communication et des réseaux de distribution électriques – on sait que ces tempêtes solaires peuvent provoquer ce que l’on appelle une « dépression Forbush », c’est-à-dire une baisse du flux de radiations cosmiques atteignant l’atmosphère terrestre.

Le professeur Svensmark a mis de l’avant l’hypothèse que cette baisse des rayons cosmiques entraînerait une réduction du taux d’ionisation de la stratosphère, et donc une réduction du taux de condensation de la vapeur d’eau. Le professeur russe Sergey Pulinets a démontré quant à lui que cela entraînait également une baisse de la température de la stratosphère, et donc un accroissement du différentiel de température avec l’océan, condition pouvant amener à la formation de cyclones et d’ouragans très puissants. Sergey Pulinets a notamment publié un ouvrage en 2008 intitulé « Le rôle des variations des rayonnements cosmiques en provenance de la Galaxie dans la cyclogenèse tropicale : l’exemple de l’ouragan Katrina ».

Bien sûr, la formation de l’ouragan Irma a précédé les éruptions solaires des 4 et 6 septembre et ne peut donc pas en être la conséquence, mais il n’est pas impossible qu’elles puissent jouer un rôle dans le renforcement de l’ouragan, y compris dans les prochains jours. En tous cas, alors qu’il est de bon ton de tout mettre sur le dos du réchauffement climatique, nous devrions reconnaître que la science climatologique n’en est qu’à ses débuts, et que des moyens plus ambitieux devraient être apportés aux chercheurs, afin de pouvoir mieux comprendre et appréhender les relations complexes qui sont en jeux entre le rayonnement solaire, le rayonnement cosmique et les phénomènes climatologiques terrestres.

AGENDA :

Pour ceux qui ont suivi sur ce site et dans cette chronique l’offensive des Vétérans américains du renseignement pour le bon sens (VIPS), visant à réfuter le « Russiagate » en démontrant que les courriels du Parti démocrate n’ont pas été « piratés » par les Russes mais « fuités » de l’intérieur du Parti, nous vous encourageons à suivre la conférence de l’Executive Intelligence Review (EIR, le magazine fondé par Lyndon LaRouche) retransmise en direct samedi 9 septembre à 19:00 (heure française), à laquelle vont participer deux des membres des VIPS : William Binney, ancien directeur technique de la NSA, et Ray McGovern, ancien analyste de la CIA.

A suivre en direct via lien suivant : Cliquez ICI.

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