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Trois plans pour décapiter la présidence américaine

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Les projets des élites britanniques et leurs cousins américains pour imposer des « changements de régime » ne se limitent pas à l’Ukraine, la Syrie ou l’Iran. Pour eux, une présidence américaine échappant à leur mainmise et s’engageant dans une politique de détente et de coopération avec la Russie et la Chine, reste une menace existentielle. D’où leur acharnement contre un Donald Trump insuffisamment soumis à leurs doctrines géopolitiques.

Les grands médias font leur chou gras avec la sortie du brûlot « Fire and fury : inside the Trump White-House », censé livrer des montagnes de révélations. L’auteur du livre, Michael Wolff, est pourtant connu comme le loup blanc pour son travail peu scrupuleux et pour « les aises qu’il prend avec la vérité », comme l’a fait remarquer Franceinfo le 6 janvier. Voilà sans doute un cas à soumettre à la prochaine loi de Macron contre les « fake news »…

Le point positif de cet épisode, c’est le fait qu’il a conduit le Président américain à rompre définitivement (et brutalement) avec son ancien conseiller spécial, Steve Bannon. Le livre de Wolff prouve que Bannon, chantre de la droite identitaire américaine, n’avait pas hésité à casser du sucre sur le dos de l’entourage du président, y compris son fils. Bannon a ainsi démontré le véritable rôle qu’il jouait, aligné sur la propagande anti-chinoise et anti-russe, et il est bon que son influence soit complètement écartée.

En réalité, l’affaire du livre vise à détourner l’attention de développements autrement plus significatifs, mais qui ne sont pas du tout à l’avantage des ennemis de la présidence américaine. Mercredi dernier, le président de la Commission du Renseignement au Congrès, Devin Nunes, a affirmé qu’il avait finalement obtenu l’accord de la part du FBI et du Department of Justice (DOJ) pour fournir dans les prochains jours tous les documents concernant le dossier de Christopher Steele (le soi-disant « ancien » agent du MI-6), qui a servi de base pour l’ensemble de l’accusation du « Russiagate ». Les élus du Congrès, qui demandent ces documents depuis des mois, ont dû faire face jusqu’à maintenant à une fin de non recevoir de la part du FBI et du DOJ.

Alors que l’enquête du procureur spécial Robert Mueller a déjà été largement discréditée par le fait que l’ensemble de son équipe « roulait » pour Hillary Clinton, c’est un coup mortel qui s’apprête à être porté au « Russiagate ».

Roger Stone met en garde contre la menace d’assassinat contre Trump

Dans une interview réalisée avec le magazine New American le 1er janvier, Roger Stone, ami et collaborateur de Trump, a prévenu que la « cabale mondialiste », qui hait le Président, est prête à tout pour se débarrasser de lui, y compris l’assassinat si tout le reste échoue : « Il est facile de mal interpréter la profonde hostilité et la haine que les mondialistes ont pour le Président et de sous-estimer leur détermination à le destituer », a-t-il dit. « Trump est vraiment une personnalité anti-establishment ; son indépendance et son rejet du statu quo terrifient les élites ».

Roger Stone affirme que l’ « État parallèle » (« Deep State ») prévoit trois plans pour résoudre le problème Trump : un Plan A, un Plan B et un Plan C. Le plan A vise à le faire tomber grâce à l’enquête menée par le conseiller spécial Robert Mueller, mais il semble désormais compromis, comme le fait remarquer Stone. Le plan B consiste à dépeindre Trump comme mentalement dérangé, afin d’invoquer le 25e amendement de la Constitution américaine permettant de le destituer. Le livre de Michael Wolff s’inscrit dans ce plan, comme Wolff l’a admis lui-même.

De nombreux hauts fonctionnaires de l’Administration américaine seraient prêts, selon Roger Stone, à jeter Trump sous un bus si l’occasion leur était donnée. « Pour une raison ou une autre », estime-t-il, « des personnes ne partageant pas la vision du président en matière de réforme, et ne lui étant pas fidèles, ont réussi à intégrer l’Administration ». Stone cite notamment l’ancien chef de Cabinet de la Maison-Blanche, Reince Priebus, ainsi que l’actuel Conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, comme deux exemples du problème. Il conviendrait sans doute d’y ajouter le cas du secrétaire au Trésor Steve Mnuchin, qui suggère à Trump sa politique pro-Wall Street…

Et si le plan B échoue, « nous connaissons le plan C », prévient Roger Stone. « Nous l’avons vu à l’œuvre dans le cas du président John F. Kennedy, qui s’était opposé à la CIA et à l’État parallèle à la fois lors de la crise des missiles cubains et de la Baie des cochons ».

Rappelons que, au sein de la Commission Warren (chargée de l’enquête), c’est Alan Dulles (le patron de la CIA limogé par JFK), qui valida la thèse que l’assassin était un « loup solitaire », tout en accusant de « conspirationniste » (le mot était nouveau à l’époque) toute personne contestant sa ligne…

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  • BONIN Stéphane • 09/01/2018 - 13:13

    Et nos journaleux "officiels", quand vous laisseront-ils exprimer en public cette thèse ?

    Répondre à ce message

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