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Aider les pauvres ? Qu’ils payent d’abord nos dettes !

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Deux mondes co-existent aujourd’hui ; deux orientations diamétralement opposées. D’un côté, le monde « occidental », encore drapé des beaux principes que l’histoire de l’humanisme européen lui a laissé en héritage – la charité chrétienne, l’égalité républicaine et les droits démocratiques des peuples – mais où une bureaucratie sans âme couplée à une finance devenue criminelle le conduit à reproduire les pires errements du passé, en les justifiant à l’aide des mantras « il n’y a pas d’alternative », « on ne peut pas », etc. Dans une intervention poignante lors du débat entre les onze candidats de l’élection présidentielle, Jacques Cheminade avait dénoncé cette hypocrisie et cette trahison en rappelant les mots d’Aimé Césaire : « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »  

De l’autre côté, une alliance naissante de nations se forge sur la base d’une coopération dans des projets de développement portés par les Nouvelles Routes de la soie (NRS), lancées en 2013 par la Chine. L’intégration des NRS avec l’Union Économique Eurasiatique, les BRICS et l’Organisation de la coopération de Shanghai, soutenus par des institutions financières (Nouvelle Banque de développement des BRICS, Banque Asiatique des Investissements en Infrastructures, etc.) libérées du monopole des institutions supranationales comme le FMI et la Banque mondiale, est en train de définir un monde dans lequel, au contraire, « on peut ».

Le FMI soutient le nouveau « plan d’aide » pour la Grèce

L’agence Eurostat a publié jeudi les nouveaux chiffres sur la dette grecque, dont le ratio par rapport au PIB atteint 176,2 % au premier trimestre de 2017, ce qui représente le plus haut niveau dans toute l’Union Européenne. Mais on considère malgré tout que l’orientation reste la bonne, puisque la dette grecque a diminué de 0,3 %, passant de 314,8 Md€ à 310,6 Md€ entre le 4ème trimestre de 2016 et le premier trimestre de 2017. Bien sûr, elle va de nouveau croître avec le nouveau prêt de 7 Md€ d’euro. Le bureau exécutif du FMI vient justement de donner son « accord de principe » pour apporter sa participation de 1,6 Md€ à ce nouveau « plan d’aide » ; son rapport de février avait pourtant mis un gros pavé dans la mare, en montrant que dans tous les cas de figure la Grèce restera incapable de payer sa dette. Tout en confirmant la participation du FMI au nouveau prêt, y compris la directrice Christine Lagarde a rappellé la nécessité d’accorder à la Grèce un allègement sur sa dette – ce que l’UE rejette catégoriquement. « J’espère que la Grèce et ses partenaires européens parviendront à s’accorder pour rendre la dette soutenable, » a-t-elle déclaré, en dame patronnesse hypocrite.

Les Routes de la soie rendent réalisable l’agenda de l’ONU contre la pauvreté

Les fonctionnaires de l’ONU sont sans doute en train de réaliser que les bonnes intentions peuvent être autre chose que des mots dans des notes voués à finir aux archives. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et le président de la 72e cession de l’Assemblée Générale de l’ONU Miroslav Lajcak se sont rencontrés le 14 juillet dernier, dans le cadre du Forum politique de haut niveau pour le développement durable de l’ONU se tenant à New-York, et ont évoqué la cohérence entre l’initiative « Une ceinture une route » (nom que les Chinois donnent aux NRS) et l’ « Agenda 2030 » lancé par l’ONU en 2015 visant entre autre à éradiquer la pauvreté extrême dans le monde d’ici 2030.

D’après le ministère des Affaires étrangères chinois, « Wang Yi a affirmé que l’initiative ’Une ceinture une route’ et la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable sont cohérents en terme d’idées et de direction générale avec l’engagement commun à faire progresser la connectivité par les infrastructures, à favoriser la coopération régionale, et à réaliser un développement mutuel, durable et écologique. Les deux mécanismes peuvent tout à fait évoluer en parallèle en se promouvant mutuellement. La Chine va continuer, dans un esprit de dialogue élargi, de coopération et de bénéfices partagés, à pousser la construction du projet ’Une ceinture une route’. »

Miroslav Lajcak a quant à lui déclaré que « l’initiative ’Une ceinture une route’ proposée par la Chine a non seulement crée un grand élan en faveur du développement durable global, mais elle donne également un modèle de coopération entre tous les pays et régions. » Lors de la réunion interministérielle, l’ambassadeur chinois à l’ONU Liu Kieyi a rappelé la vision du président Xi Jinping : « les pays doivent travailler ensemble afin de construire un nouveau type de partenariat global, de développer la conscience d’une communauté partageant le futur de l’humanité, et de créer un nouveau type de relations internationales avec pour cœur la coopération gagnant-gagnant. »

La Chine a investit 10 000 Md$ dans l’économie physique en dix ans. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil officiel de pauvreté a chuté de 775 en 1980 à 43 millions de personnes en 2016. Depuis que Xi Jinping a lancé les Nouvelles Routes de la soie, la Chine a investit 300 Md$ dans des pays tiers, pour y développer les voix ferrées, les ponts, les barrages, etc., permettant la connectivité entre les pays. En parallèle, les banques centrales de la région atlantique ont injecté en dix ans pas moins de 15 000 Md$ dans les marchés financiers, pour maintenir sous perfusion des banques en faillite, tout en serrant le garrot sur les populations !

Ces deux mondes ne pourront pas co-exister longtemps ; la contradiction dans laquelle nous vivons en occident doit être résolue, en sortant du cercle infernal du libéralisme financier et de sa complice l’austérité budgétaire, et en serrant la main tendue par la Chine, la Russie et les autres nations désireuses de construire un nouvel ordre économique mondial plus juste. Alors, il est temps de jeter à la poubelle les « on ne peut rien faire » ou autres « ça a toujours été comme ça », et d’intervenir dans le monde. Les armes ne manquent pas, à commencer par notre mobilisation citoyenne pour couper les banques en deux...

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