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Après la rencontre Poutine-Trump, champ libre pour la reconstruction de la Syrie

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Suite à la rencontre entre Trump et Poutine lors du G20, un accord de cessez-le-feu a été signé pour la région au sud de la Syrie. Cette avancée est fondamentale car elle crée une nouvelle situation où la reconstruction de la Syrie peut être envisagée. C’est justement le sujet autour duquel se sont réunis dimanche à Beijing des chefs d’entreprises et des diplomates, lors d’un forum organisé par l’Association d’échange sino-arabe. L’ambassadeur syrien en Chine Imad Mustapha a expliqué lors de ce forum que « la Syrie a progressivement mis en œuvre son programme de reconstruction, principalement dans les domaines de l’énergie, de l’eau et des manufactures, » rapporte le Global Times. Pour Hua Liming, ancien ambassadeur chinois en Iran, l’accord de cessez-le-feu conclu la semaine dernière signifie que « la reconstruction est bien partie pour commencer, notamment dans l’ouest de la Syrie, dans les environs de Damas et dans les bastions de Bashar el-assad. (…) Les infrastructures telles que les routes, les bâtiments et les systèmes d’eau seront les premières cibles des investissements. Le second objectif sera la réhabilitation de l’industrie pétrolière. »

D’après Sputnik, la Chine compte investir 2 milliards de dollars dans la création d’un parc industriel en Syrie, permettant à 150 entreprises chinoises et syriennes de s’y développer, avec à la clé 40 000 emplois. Les participants au forum annonçaient qu’une délégation de 30 à 50 représentants d’entreprises chinoises allait se rendre en Syrie du 15 au 22 août prochain, « afin d’y explorer les possibilités d’investissements », comme l’a expliqué Qin Yong, le vice-président de l’Association d’échange sino-arabe. Qin s’était déjà rendu en Syrie, accompagné par un représentant de l’entreprise publique Jiangxi Construction Group Corp. en avril ; de nombreuses autres entreprises chinoises avaient annulé leur voyage à la dernière minute, à cause des bombardements américains du 7 avril. Un second voyage s’est déroulé du 12 au 16 juin, auquel ont participé une douzaine d’entreprises.

Macron dérape sur l’Afrique

Les propos nauséabonds d’Emmanuel Macron sur le problème « civilisationnel » de l’Afrique sonnent en véritable contrepoint avec cette volonté de reconstruction affichée par la Chine. S’inscrivant dans la droite lignée de Sarkozy et de son « homme africain » pas encore « entré dans l’histoire » (discours de juillet 2007 à Dakar, écrit par Henri Guaino), notre président s’est exprimé à son tour en donneur de leçons. Lors d’une conférence de presse en clôture du sommet du G20, à un journaliste d’Afrikipresse qui lui demandait si les pays du G20 ne devraient pas mettre en œuvre un « plan Marshall » pour « sauver » l’Afrique, Macron a répondu : « Je ne partage pas ce genre de raisonnement. (...) Le plan Marshall, c’est un plan de reconstruction matérielle, dans des pays qui avaient leurs équilibres et leurs stabilités. Le défi de l’Afrique, il est totalement différent, beaucoup plus profond et civilisationnel aujourd’hui. Quels sont les problèmes en Afrique ? (…) Dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien. »

Le raisonnement de Macron mélange les préjugés post-coloniaux avec la conception occidentale de « l’aide au développement » ; même Angela Merkel est apparu moins idéologue, proposant la mise en œuvre d’un projet de développement de l’Afrique. Solidarité & progrès, notamment à travers la campagne présidentielle de Jacques Cheminade, a toujours défendu l’idée du « co-développement », en jetant à la rivière « l’aide au développement », en même temps que la Françafrique, le Franc CFA, et nos préjugés.

En Chine, l’État est un « bien nécessaire »

Lors d’une conférence organisée par l’Institut Schiller hier à Berlin, le prof. Zhang Weiwei, auteur du best-seller La vague chinoise : l’émergence d’un État civilisationnel, a apporté un éclairage très intéressant sur l’approche du développement économique de la Chine. Dans cette civilisation de 5000 ans, on considère généralement que « ce sont les idées qui déterminent le système, et pas le contraire, comme on le pense actuellement en occident. Vous décidez quel futur vous voulez, et vous inventez le système dont vous avez besoin pour y arriver. » Le prof. Zhang a également expliqué que la Chine était en train de trouver un équilibre entre ses traditions anciennes – et avant tout le confucianisme – et ce qu’elle peut apprendre de l’occident. Ainsi, le gouvernement apparaît comme un « bien nécessaire », ce qui diffère complètement de l’idée dominante en occident selon laquelle l’État est un « mal nécessaire », et les partis politiques des représentants d’intérêts particuliers.

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