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Nouveau krach financier, nouvelle doctrine de guerre nucléaire, un cocktail explosif

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Sans pouvoir conclure sur ce qui adviendra, le « tsunami financier » annoncé par Jacques Cheminade il y a un an, pendant la campagne présidentielle, semble bien en train de se lever. En parallèle, un climat de pré-guerre s’installe, notamment avec la nouvelle « posture nucléaire » du Pentagone, qui se base sur l’affirmation mensongère que la Chine et la Russie constituent des « menaces » pour les États-Unis, et d’autre part avec l’explosion soudaine d’un « China bashing » de grande envergure dans les médias transatlantiques.

Jacques Cheminade, en annonçant sa candidature, nous avait mis en garde : « la menace imminente d’une implosion chaotique du système monétaire, la faillite de l’Union européenne et la dislocation de l’ordre mondial peuvent entraîner une guerre mondiale de l’OTAN contre la Russie et la Chine, dont l’issue serait fatale ». D’autant plus aujourd’hui, car l’effondrement du mensonge du Russiagate force les loups à sortir du bois.

Fin janvier, le Pentagone a dévoilé sa nouvelle « stratégie de défense nationale », ainsi que sa nouvelle « posture nucléaire », qui ont été de toute évidence décidées sous l’influence des plus va-t-en guerre de l’administration, comme le secrétaire à la Défense James Mattis. Cette nouvelle doctrine officialise une nouvelle guerre froide, et affirme que « la concurrence stratégique entre États, et pas le terrorisme, constitue désormais la principale inquiétude pour la sécurité nationale des États-Unis ».

Tout comme la Sparte déclinante face à l’émergence d’Athènes, dans l’Antiquité, les États-Unis en déclin retournent à une logique suicidaire d’affrontement contre la Russie et la Chine. Le document du Pentagone ne fait aucune mention de la main tendue de la Chine aux États-Unis afin d’établir un partenariat autour de l’initiative des Nouvelles Routes de la soie.

Nouvelle posture nucléaire

Sur cette base-là, la nouvelle « posture nucléaire » du Pentagone, tout en accusant la Russie et la Chine d’accroître leur arsenal nucléaire contrairement aux États-Unis (ce dont on est en droit de douter), préconise de remplacer les armes nucléaires stratégiques par de nouvelles armes nucléaires tactiques de faible puissance. Il s’agit d’un changement très dangereux contre lequel le général de Gaulle avait toujours mis en garde, car cela abaisse de fait le seuil nucléaire, c’est-à-dire la disposition à l’utiliser. La Russie, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a immédiatement prévenu : « toute baisse significative des ‘conditions de seuil’ peut conduire à une guerre nucléaire, même pendant des conflits de faible intensité ». De son côté, le ministère chinois de la Défense a rejeté l’idée que la Chine soit un adversaire pour les États-Unis et a nié l’intention que lui prête le Pentagone d’ « envisager de renforcer ses intérêts [en Asie] à travers une utilisation limitée de ses capacités nucléaires ».

Alors que des progrès importants ont été réalisés depuis le début de l’année 2018 dans la relation entre les deux Corées – les athlètes sud-coréens et nord-coréens défilent aujourd’hui sous la même bannière lors de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pyongchang – les nouveaux docteurs Folamour sont de sortie pour mettre de l’huile sur le feu. Henri Kissinger, dinosaure de la géopolitique impérialiste anglo-américaine, est apparu fin janvier devant la Commission des forces armées du Sénat américain, pour expliquer que les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord sont à « la croisée des chemins », et que « la tentation est grande de régler le problème par une attaque préemptive »

À sa manière typiquement britannique – c’est-à-dire avec des gants de velours – l’hebdomadaire The Economist a publié le 25 janvier un long article, intitulé « La prochaine guerre », constatant que la nouvelle doctrine du Pentagone peut amener à une guerre sur la péninsule coréenne, « peut-être cette année ». Puis, plus loin, le porte-voix de l’oligarchie financière prévient de manière sournoise l’administration Trump : « si l’Amérique laisse la Chine et la Russie établir des hégémonies régionales, soit consciemment soit parce que sa politique reste trop timorée pour pouvoir y répondre, alors elle leur aura donné le feu vert pour continuer à défendre leurs intérêts par la force brute. La dernière fois, ce type d’attitude nous a conduit à la Première Guerre mondiale ».

L’échec du Russiagate ou la guerre

Toutefois, comme nous le rapportons ici depuis des semaines, un sursaut est en cours à l’intérieur même des institutions américaines, face à la tentative de coup d’État menée par les forces du « Deep State » et de leurs parrains britanniques, qui se trouvent de plus en plus exposées à la lumière depuis la publication la semaine dernière du « mémo Nunes ». Le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC), qui a lancé l’an dernier l’offensive contre le mensonge du Russiagate, est pleinement mobilisé pour faire définitivement échouer cette opération.

L’échec du Russiagate est en effet la clé pour enrayer cette machine infernale, mise en branle en 2014 avec le coup d’État en Ukraine, car cela libérera le champ aux éléments modérés de l’administration américaine pour poursuivre la politique de détente et de coopération amorcée au début du mandat de Donald Trump. Par ailleurs, cela écartera le facteur de chaos et rendra possible une véritable réorganisation du système monétaire international, à condition que nous soyons nous-mêmes mobilisés pour mettre les solutions sur la table.

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