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L’esprit des Nouvelles routes de la soie gagne le monde #1

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Le gouffre qui se dresse entre d’un côté l’Occident, où règne un état d’esprit pessimiste, et de l’autre le reste du monde, est à couper le souffle, pour ceux qui y regardent de près et qui ont une certaine idée de l’ampleur de la dynamique créée par l’initiative chinoise « Une ceinture et une route » (One Belt, One Road ou OBOR).

Les médias, qui sont pour l’immense majorité sous la houlette d’une poignée de milliardaires dont l’idéologie et les pratiques oligarchiques s’opposent diamétralement à l’esprit de coopération et de développement du projet OBOR, sont parvenus jusqu’à aujourd’hui à préserver l’effet « bocal » sur les esprits des européens et des américains. Ainsi, alors que des dizaines d’événements – conférences, forums, etc – ont lieu en ce moment-même partout en Europe, aucun relais ne permet au grand public de prendre la mesure de cette extraordinaire dynamique. Combien de temps cela tiendra-t-il ? Allons-nous nous laisser mourir de soif auprès de la fontaine ?

Faisons justement un petit tour d’horizon de ce « monde en devenir » et de l’esprit de coopération et de progrès qui l’anime.

Pologne

Les cris d’orfraie et les roulements de mécaniques des Jean-Claude Junker et autres européistes contre les investissements chinois en Europe ne sont pas parvenus à dissuader les pays de l’Est – Pologne, Roumanie, Grèce, etc – de se tourner vers l’initiative OBOR. Un Forum s’est déroulé à Varsovie le 14 septembre, co-organisé par l’Institut polonais des affaires internationales (PISM), le groupe ’16+1’ Chine-CEEC (coopération entre 16 pays d’Europe centrale et orientale et la Chine) et l’ambassade chinoise en Pologne, sur le thème : « Comment la Ceinture et la route influence les relations Chine-CEEC ? Opportunités et défis ». Lors de son discours, le sous-secrétaire d’État au ministère du Développement Pawel Chorazy « a souligné la nécessité d’établir une collaboration équilibrée assurant que le principe ’gagnant-gagnant’ soit bel et bien effectif ». (source Xinhua)

L’ancien diplomate polonais Marcin Przichodniaka, membre du PISM, a quant à lui noté que les deux parties (Pologne et Chine) « comprennent que la Ceinture et la route représente davantage un projet qu’un plan d’action précis, et que le groupe ’16+1’ doit être considéré comme une plate-forme permettant de faciliter des contacts réguliers entre cette région de l’Europe et la Chine ».

Balkans

Quelques jours avant ce forum, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a publié un rapport de 60 pages intitulé « Ce que l’initiative OBOR de la Chine implique pour les Balkans ». Le rédacteur du rapport, Jens Bastians, qui représente la Grèce au comité directeur de la banque, écrit : « Les pays des Balkans occidentaux comme l’Albanie, le Monténégro, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la République de Macédoine font des concessions aux investisseurs chinois privés et publics précisément parce qu’ils souhaitent voir la Chine s’impliquer dans leurs économies ».

Ces pays, qui forment ce que Jens Bastians nomme « la Route de la soie des Balkans  », s’ouvrent en effet à la Chine, « tout en s’assurant que la Chine s’ouvre elle-même aux investissements, aux prêts et aux échanges commerciaux et culturels des pays de l’Europe du Sud-est ». Les projets couvrent de nombreux secteurs mais se concentrent principalement sur la connectivité entre les pays, par des infrastructures de transport maritime, fluvial, ferroviaire et routier.

« En essence », dit Bastian, « la Route de la soie des Balkans connecte la Chine avec les pays-membres de l’UE, les membres de l’OTAN et les pays de la zone euro. Les Chinois se focalisent sur l’Europe dans son ensemble ». Autrement dit, la Chine offre ce que l’Union Européenne devrait offrir à ses membres mais en est incapable, prise dans la nasse du monétarisme, du court-terme financier et de l’austérité budgétaire.

Espagne

Une grande conférence vient d’avoir lieu sur les perspectives offertes par l’initiative OBOR à Santiago de Compostelle, en Galice, le 6 octobre, co-organisée par le think tank IGADI (Institut galicien d’analyse et de documentation international) et l’Académie chinoise des sciences sociales, avec la participation d’une cinquantaine de participants venus de Chine, y compris des étudiants, qui ont pu rencontrer des étudiants espagnols. L’objectif de l’événement était de mettre en valeur le rôle potentiel que la Galice, l’Espagne et l’Europe peuvent jouer dans ce grand projet international. D’après le journal El Correo Gallego, deux autres conférences doivent se tenir cette année, à Paris et à Rome, sur la même appellation : « Forum européen sur le modèle de développement chinois ».

Australie

Plusieurs dirigeants du Labor Party, actuellement dans l’opposition, ont récemment exprimé la nécessité pour l’Australie de s’engager aux côtés de la Chine dans les Nouvelles routes de la soie. « Le futur est à portée de main », a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères Gareth Evans, lors d’une conférence de presse. Selon lui, le Labor Party « accédera au pouvoir en gagnant les prochaines élections avec un esprit ouvert sur la coopération entre la Chine et l’Australie autour de l’initiative Une Ceinture une route ». Luke Foley, qui dirige l’opposition dans l’État du New South Wales, a de son côté affirmé que le fait de ne pas rejoindre OBOR serait un « suicide économique ». (source : The Australian).

Chili

Le projet OBOR suscite également un grand intérêt en Amérique du Sud. Nous avons déjà rapporté la semaine dernière la coopération entre la Bolivie et la Chine dans les domaines du développement des infrastructures et des échanges d’étudiants (voir notre chronique du 5 octobre). Le sous-secrétaire chilien aux Travaux publics Sergio Galilea souligne que « sans la Chine, il n’y aura pas d’intégration avec le monde », ajoutant que le Chili pourrait servir de « pont [vers la Chine] pour l’Amérique du Sud ». Selon lui, la Chine et le Chili peuvent créer une « communauté d’intérêts », en particulier dans le domaine des infrastructures. Galilea estime que l’expertise de la Chine dans les infrastructures à grande échelle est essentielle pour le pays, notamment pour le projet binational de tunnel à deux voies « Agua Negra » sous la Cordillère des Andes, pièce maîtresse du corridor bi-océanique devant connecter le port chilien de Coquimbo sur le Pacifique avec le port brésilien de Porto Alegre sur l’Atlantique. « Tout le monde n’est pas capable de construire des tunnels à 4500 mètres d’altitude », a-t-il souligné.

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