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Les cow-boys néo-cons sortent du bois

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La fièvre guerrière monte contre la Russie et la Chine depuis le vote des sanctions par le Congrès américain. A nous donc de faire éclater la vérité sur le fait que les Russes n’ont pas interféré dans les élections américaines de 2016, avant que les cow-boys de Washington, de Londres et d’ailleurs ne parviennent à déclencher ce qui leur semble essentiel pour maintenir leurs privilèges : une guerre.

Le vice-président américain Mike Pence, qui était resté discret jusqu’à aujourd’hui, vient de dévoiler son visage de néoconservateur, au cours de son voyage dans les pays Baltes et en Géorgie. Oublié le fait que, contrairement aux accords conclus à la chute du mur, l’OTAN s’est étendue de 1000 km à l’est : « Une OTAN forte et unie est plus nécessaire aujourd’hui que jamais depuis l’effondrement du communisme il y a un quart de siècle », a-t-il déclaré, « et la plus grande menace pesant sur les États baltes est le spectre de l’agression par votre voisin imprédictible de l’est ». Rappelant que les États-Unis comptent bien appliquer l’article 5 de l’OTAN, Pence a menacé : « une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous ». Hier en Géorgie, au cours de sa conférence de presse avec le président géorgien Kvirikashvili, le vice-président a dénoncé le fait que « la Russie occupe un cinquième du territoire géorgien » et assuré que « les États-Unis soutiennent la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Géorgie. (…) Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis s’opposeront à toute tentative, à tout moment, et par n’importe quelle nation, d’attenter à ce principe de base ». De très mauvaise augure, surtout quand on sait que la destitution de Trump propulserait Pence à la présidence...

De son côté, le sénateur républicain Lindsey Graham est apparu hier matin sur NBC, semblant sortir tout droit d’un film de Sergio Leone, dans le rôle caricatural du mauvais type qu’on voit concentrer son peu d’intelligence dans le mordillement de sa chique. Dans une diatribe largement relayée par les médias internationaux, Graham a martelé, tout en prétendant avoir la caution de Trump, que « l’option militaire existe, celle de détruire le programme nord-coréen et la Corée du Nord elle-même. S’il faut une guerre pour l’arrêter [Kim Jong-un], alors elle aura lieu. S’il doit y avoir des milliers de morts, il y en aura, mais ce sera de leur côté, pas du nôtre ».

Peut-être serait-il bon de réfléchir avant de tirer...

Heureusement, il semble que la voix de la raison ait encore droit au chapitre dans l’administration Trump : le secrétaire du Département d’État Rex Tillerson, revenant hier sur les nouvelles sanctions contre la Russie, a déclaré : « je pense que le peuple américain souhaite que les deux plus grandes puissances nucléaires du monde aient une meilleure relation... Ni le Président ni moi-même ne sommes très contents de ce que vient de faire le Congrès avec ces sanctions, mais nous ne pouvons pas nous laisser mettre hors-jeu dans notre tentative de rétablir une relation ». Apportant également une note dissonante par rapport au ton guerrier contre la Corée du nord et la Chine, Tillerson a assuré que « nous ne blâmons certainement pas la Chine pour la situation en Corée du nord. Seuls les Nord-coréens doivent être blâmés. Nous tentons de communiquer avec eux, en leur disant que nous ne sommes pas leurs ennemis, et ne voulons pas être une menace pour eux. Mais nous leur disons aussi qu’ils posent une menace inacceptable pour nous, et que nous devons y répondre. Et nous espérons qu’à un certain point ils comprendront cela, et qu’alors nous pourrons nous mettre autour d’une table et ouvrir un dialogue sur les moyens de garantir à la Corée du nord sa sécurité et sa prospérité économique future ».

Oliver Stone : les États-Unis ont une longue pratique d’interférence dans les élections

Dans une interview publiée le 31 juillet sur le site ConsortiumNews, le réalisateur Oliver Stone, dont nous avons pu suivre récemment les excellentes interviews-documentaires avec Vladimir Poutine (diffusées en juin dernier sur France3), est revenu sur le mensonge du Russiagate : « quand vous entendez toutes ces histoires sur le hacker russe, ça vous met en colère de savoir que ce qui mériterait d’être investigué ne l’est pas. (…) A propos d’interférence dans des élections, rappelez-vous qu’on n’avait pas écouté Poutine lorsqu’il avait dit que les États-Unis étaient intervenus dans les élections russes de 2012. (…) En 1996, nous avons complètement truqué l’élection de Boris Eltsine. Il était tellement impopulaire après quatre ans au pouvoir que les communistes étaient en position de gagner. Nous nous sommes arrangés pour lui faire obtenir un gigantesque prêt auprès du FMI, entre autres choses. (…) Vous savez, les diplomates russes se plaignent du fait que les Américains s’adressent à eux comme des cow-boys, comme des sauvages. Du point de vue des autres pays, nos propres campagnes électorales sont des déclarations de guerre ».

Il ne faut pas oublier par ailleurs que l’accusation de l’ingérence russe dans l’élection américaine a également permis de couvrir le fait que la direction du parti démocrate a manipulé les primaires, afin d’empêcher la victoire de Bernie Sanders (un candidat pro-Glass-Steagall) et de faire gagner Hillary Clinton.

Si ce n’est pas fait, prenez vite connaissance des preuves réfutant la thèse du « hacker russe », dévoilées la semaine dernière par un groupe de vétéran du renseignement américain (les VIPS), et faites-les circuler au maximum autour de vous. La paix mondiale en dépend !

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