X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Obama ravive les opérations sales du FBI contre les élus noirs

La rédaction

3 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors qu’une chasse aux élus afro-américains rebelles à Wall Street et la Maison Blanche est ouverte, le démocrate rooseveltien Lyndon LaRouche a lancé un appel aux citoyens américains : « Tous les patriotes qui se souviennent de la lutte pour les Droits civiques doivent se réunir derrière les députés Charles Rangel et Maxine Waters. L’opération menée contre eux, via l’inconstitutionnelle Commission éthique indépendante, est une insulte envers tous ceux qui ont combattu pour les Droits civiques. Lutter contre cette offensive c’est lutter contre l’héritage de l’esclavage. »

Créé sous George Bush fils par la présidente démocrate de la Chambre des députés Nancy Pelosi, le Bureau de l’éthique congressiste (OCE) sert de devanture aux attaques perpétrées par la Maison Blanche contre les élus afro-américains non-alignés. En 2009, il a ouvert 12 procédures dont huit à l’encontre de députés du groupe des élus noirs (Black Caucus). Parmi ces huit élus, cinq ont eu le tort de soutenir la candidature présidentielle d’Hillary Clinton. Si 9 des 12 procédures se sont soldées par des arrangements, les trois restant en cours concernent des députés afro-américains ayant soutenu Clinton contre Obama : Charlie Rangel, Maxine Waters et Laura Richardson.

Plusieurs observateurs ont souligné le caractère anticonstitutionnel de cette commission. D’abord, ses membres ne sont ni élus, ni des élus, et ils sont nommés directement par la présidente de la Chambre et son homologue de l’opposition. L’OCE n’a donc aucun statut juridique légal qui lui permette de procéder à des enquêtes. Le député démocrate Neil Abercrombie avait souligné en 2008 que la loi établissant l’OCE ne faisait aucune mention de l’origine et de la forme des plaintes qui y serait déposées, laissant la porte ouverte à la délation et aux procès politiques. La député Marcia Fudge et 19 de ses collègues du Black Caucus viennent d’introduire une résolution pour mettre un terme aux exactions de l’OCE. Dans une déclaration du 3 juin, Fudge a déclaré : « l’OCE joue le rôle d’accusateur, de juge et de jury. Ce n’est pas comme cela que fonctionne le système judiciaire américain, et cela ne doit pas être le cas au sein du Congrès non plus. » Fudge a également stigmatisé l’absence de tout standard de preuves dans les procédures d’enquête de l’OCE, ainsi que la publication prématurée de ses rapports, avant tout examen contradictoire.

Dans une interview avec CBS vendredi dernier, Barack Obama a ouvertement pris la tête de la menée anti-Rangel, lui assénant un véritable coup de poignard dans le dos : « Il est en poste depuis longtemps et a très bien servi ses concitoyens, mais ces allégations sont très troublantes. Il arrive en fin de carrière. Il a 80 ans. Je suis sûr qu’il veut pouvoir finir sa carrière dans la dignité. Et j’espère que c’est ce qui arrivera. » Dans sa dernière édition, le magazine Christian Science Monitor a expliqué qu’après avoir vu huit de leurs confrères attaqués par l’OCE, « les membres du Black Caucus se sont plaints des motivations raciales derrière ces enquêtes. »

Pour être comprise, cette chasse aux élus noirs doit être vue dans la continuité de l’opération « Frühmenschen » lancée dès la fin des années 1950 par le FBI de J. Edgar Hoover contre des centaines d’élus noirs jugés indignes de postes à responsabilité. [*] Mais cette fois-ci, c’est avec le concours de Barack Obama et de Nancy Pelosi. Parmi les membres de l’OCE, dont les sources pourraient être les dossiers du FBI, l’on trouve : Porter Goss (co-président), barbouze de profession et ancien directeur de la CIA sous l’ère Bush-Cheney, et Abner Mikva, un magistrat de l’Illinois et parrain de la carrière d’Obama lorsque celui-ci était encore étudiant à l’Université de Chicago. Selon certaines sources américaines, il y aurait un deal entre le « gang de Chicago » à la Maison Blanche et le FBI : l’administration Obama a sauvegardé et même accru les pouvoirs extraordinaires de surveillance obtenus par le FBI après les attentats du 11 septembre, en échange de quoi le service de renseignement intérieur américain délivrerait ses dossiers contre les élus figurant sur la liste noire d’Obama.

Pour conclure, notons toutefois que cette affaire va au-delà du simple racisme. Le véritable motif d’Obama est d’évincer tous les élus noirs qui ne lui sont pas inféodés et qui remettent en question sa politique de compromis avec Wall Street. Après l’affaire Shirley Sherrod et sa réforme discriminatoire de l’éducation, Barack Obama est en train de se mettre à dos la dernière partie du peuple américain qui le soutenait encore. En s’enfermant dans cette logique folle, Obama créé les conditions de son propre départ. C’est en tous cas devenu une nécessité.


Lire aussi :



[*Sous la direction de J. Edgar Hoover (directeur du FBI de 1921 à 1972), le FBI et le ministère de la Justice lancent dès la fin des années 1950 (face à la montée en puissance du mouvement des Droits civiques de Martin Luther King) des centaines d’opérations de pots-de-vin visant de façon totalement illégale des élus et des responsables issus des minorités ethniques. Entre eux, les agents du FBI parlent de l’« Operation Frühmenschen » (ou « Opération Homme Primitif »). C’est le 27 janvier 1988 que cette stratégie raciste est publiquement dénoncée pour la première fois par Mervyn Dymally, un député démocrate de Californie. Alors président du groupe des afro-américains à la Chambre, (Black Caucus), il fait insérer dans le Journal officiel du Congrès une déclaration sous serment, déposée devant une Cour fédérale d’Atlanta par l’ancien agent spécial du FBI Hirsch Friedman. En voici un extrait : « Cette politique consistait à lancer des enquêtes routinières sans motifs apparents contre d’importants représentants noirs, élus ou nommés à leur poste, dans de grandes zones métropolitaines des Etats-Unis. Au cours de conversations avec des agents spéciaux du FBI, j’appris que cette politique reposait sur l’hypothèse selon laquelle les responsables noirs étaient intellectuellement et socialement incapables d’assumer des postes à responsabilité au sein d’organisations et d’institutions gouvernementales. »

Pour plus de détails, voir notamment :

Voir le commentaire

  • petite souris • 03/08/2010 - 22:13

    Plusieurs observateurs ont souligné le caractère anticonstitutionnel de cette commission. D’abord, ses membres ne sont ni élus, ni des élus,

    Le véritable motif d’Obama est d’évincer tous les élus noirs qui ne lui sont pas inféodés et qui remettent en question sa politique de compromis avec Wall Street

    Le sectarisme en plus du racisme !

    Ce qui est encore plus affligeant, c’est que Sarkozy fait la même chose : les commissions truc et machin et le racisme anti- black/beur/rom ( la grande majorité des roms de Roumanie viennent de transylvanie où l’on parle le hongrois !)

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard