X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

EHPAD : S&P réclame une politique réellement humaine

La rédaction
JPEG - 55.2 ko

Aujourd’hui, les personnels des Ehpad et de l’accompagnement à domicile ont bien raison de descendre dans la rue pour réclamer plus de moyens, contester la réforme de leur financement et témoigner de la souffrance assez largement inaudible des métiers du grand âge, aussi bien en établissement qu’à domicile.

Pour certains de ces professionnels, le manque de moyens conduit tout simplement à une « maltraitance institutionnelle ».

Depuis vingt ans, pour des bonnes mais également pour des mauvaises raisons, nos gouvernements ont voulu maintenir les personnes âgées chez elles. Comme le rapporte l’Humanité : « Entre 2007 et 2010, la moitié des lits hospitaliers d’unités de soins de longue durée ont été transférés en places en Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), moins encadrées donc moins coûteuses. Et d’autant moins que le ratio de personnel y est très bas : 0,6 agent en moyenne. » Et ceci alors que tout le monde reconnaît qu’un personnel pour un patient est le strict minimum.

PNG - 335.8 ko

Ainsi, aujourd’hui, sur les 700 000 seniors vivant dans une maison de retraite, 573 000 sont dans un Ehpad. En 2015, leur âge moyen dépassait les 87 ans. 93 % a besoin d’aide pour la toilette ; 86 % pour s’habiller. 260 000 souffrent de la maladie d’Alzheimer. Un séjour facturé 1400 à 3000 euros par mois, une somme dépassant largement les ressources des pensionnaires. Dans 80% des cas, ces derniers se voient obligés de faire appel à leurs proches pour régler le restant.

Comme l’explique la sociologue Valentine Trépied :

Au lieu d’être des lieux de vie de vieillesse, les Ehpad sont devenus des lieux de médicalisation de l’existence. Avant, le personnel pouvait jouer au scrabble ou faire du tricot avec les résidents. Aujourd’hui, ils sont accaparés par les soins d’hygiène et de confort (toilette, habillage, distribution de médicaments), qui sont devenus prédominants et rythment un quotidien avec une organisation de travail à la fois cadencée et très rationalisée.

Lors de sa campagne présidentielle de 2017, Jacques Cheminade avait identifié, parmi les pistes pour la création d’un million d’emplois par an, la création de « 100 000 postes d’aide à la personne (aides à domicile) et d’accompagnement de personnes âgées ».

Aujourd’hui, Solidarité et Progrès diffuse le tract suivant :

JPEG - 1.1 Mo

Chez Solidarité et Progrès, nous nous battons à la fois pour reprendre le contrôle de la « planche à billets » (avec un système de crédit national permettant de réorienter l’argent vers ce qui est utile à la population et d’investir à long terme pour équiper les territoires), et contre les effets d’une approche de comptabilité financière qui attribue un coût à notre vie.

Nous refusons donc que la question de la vieillesse soit posée presque exclusivement en termes du « coût de la dépendance », car la véritable solution au problème de la dépendance est de la réduire au maximum en améliorant les conditions de vie et de santé. C’est, en amont, toute une politique de prévention qui est à repenser. Il faut, notamment, améliorer le suivi psychopathologique de la personne âgée qui est fragilisée et renforcer un personnel spécialisé au sein des Ehpad.

Comme l’ensemble des syndicats de la profession, nous refusons la tarification à la ressource (où les besoins sont de fait déterminés par les moyens, par ailleurs réduits), inscrite dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement (décembre 2015), avec pour conséquence de diminuer le budget de la dépendance, et donc le budget global des Ehpad et des aides à domicile.

Cette nouvelle tarification (basée sur une formule mathématique) induit une baisse des effectifs qui doit être stoppée. Il faut non seulement plus d’agents auprès des résidents, mais également un effort de formation des personnels et la création d’un statut, allant de pair avec un contrôle plus rigoureux des établissements.

Nous proposons enfin l’intégration des Ehpad dans le budget de l’État, afin de rester fidèle à l’esprit ayant présidé au lancement de la Sécurité sociale, conçue par la France libre.

En revenir à l’esprit de justice sociale de la Libération, dans les conditions du XXIe siècle, suppose une orientation radicalement opposée à celle suivie depuis 40 ans par tous les gouvernements qui se sont soumis à la dictature financière de la rentabilité à court terme. Notre combat est d’en sortir pour réorienter l’argent vers où il doit être : la vie, la justice sociale et les générations futures.

Voir les 2 commentaires

  • BONIN Stéphane • 30/01/2018 - 13:01

    La santé de nos anciers - qui ont tant oeuvré au développement du pays - devrait être une cause nationale.................bien avant celle des banques vautours !

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 31/01/2018 - 19:34

    Le traitement réservé à nos anciens est une honte.........................et symptomatique d’ une société "de l’ argent roi".

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard