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La Chine devient un poumon vert de la planète

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En 1978, l’annonce que la Chine allait planter une centaine de milliards d’arbres dans le désert, faisait sourire. Aujourd’hui, bien qu’il reste du travail, 50 % ont été planté ! De quoi nous faire de l’ombre...
Crédit : http://nihaoya.com

Contrairement aux idées reçues d’une Chine qui pollue à tout va, il s’avère que sur le « front de la sylviculture », la Chine est à la pointe. Les chiffres de la FAO démontrent qu’avec un accroissement de 2,5 millions d’hectares de ses zones boisées entre 1990 et 2010, la Chine s’est hissée au cinquième rang mondial pour sa superficie forestière, après la Russie, le Brésil, le Canada et les États-Unis. Et en couvrant 500 000 kilomètres carrés de sa surface de forêts, portant sa couverture forestière de 12 % à 18 %, la Chine abrite depuis 2009 la plus grande forêt artificielle au monde !

JPEGDepuis 1978, la Chine a pris très au sérieux la lutte contre la désertification. Et pour cause. Déjà frappé d’une mauvaise qualité de l’air de par sa dépendance au charbon, le pays doit aussi confronter des tempêtes de poussière telle que le « dragon jaune » qui se fait sentir jusqu’en Corée et au Japon. Fréquentes et massives, ces tempêtes tirent leur origine du désert de Gobi, une zone aride d’une superficie équivalente à la moitié de celle du désert d’Arabie, qui ne cesse de grandir.

En général, à l’échelle de la planète, avec la progression des déserts, l’humanité se confronte à la réduction des espaces utilisables pour son activité. A l’heure actuelle, 40 % des terres émergées sont menacés par la désertification. En Australie, le pourcentage de sols couverts de déserts atteint les 75 % de sa superficie et le pays subit depuis trois ans une sécheresse d’une sévérité inédite.

Aux États-Unis, les gouvernements sous la coupe de Wall Street ont pris l’habitude de faire l’impasse sur ce genre de problème. Depuis sa conception dans les années 1960, le grand projet de transfert hydrique NAWAPA, dont l’objectif est de transférer de l’eau du grand nord vers les zones arides du sud, est en panne de financement.

Ce qui fait qu’en Californie, sur plus de 80 % du territoire, c’est la tension hydrique qui prime avec des nappes phréatiques, des rivières et des lacs au plus bas ou carrément en voie de disparition. Résultat ? Alors qu’il s’agit de l’Etat le plus riche des Etats-Unis, des milliers d’hectares de terres agricoles sont en jachère et, à part quelques privilégiés, des millions d’Américains sont rationnés en eau.

Le volontarisme chinois

En Chine, les autorités font plus attention. En premier lieu parce que la sécheresse chronique dont souffre le nord se traduit directement en pénuries d’eau pour Beijing, la capitale du pays, peuplée de 20 millions habitants. Et la progression du désert dans son flanc nord-ouest est vécue comme une menace très réelle.

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Pour relever le défi, le gouvernement chinois a opté pour un volontarisme exemplaire : en premier lieu un grand projet de transfert hydrique du sud vers le nord et un grand programme visant à planter pas moins d’une centaine de milliards d’arbres !

Lancé en 1978, le projet de la « grande muraille verte » est un projet gargantuesque à l’image du grand canal reliant Hangzhou à Beijing.

A l’horizon 2074, cette barrière verte de 35 millions d’hectares sur 4500 km s’étendant du Xinjiang à l’est jusqu’à Heilongjiang à l’ouest, serait couverte de 100 milliards d’arbres dont la moitié a déjà été plantée à ce jour. Au programme, une augmentation de la surface boisée du pays de 15 % d’ici à 2050.

La quatrième phase du projet, lancé en 2003, comprend l’ensemencement aérien pour couvrir de larges étendues de terres où le sol est moins aride et la rétribution des agriculteurs pour la plantation d’arbres et d’arbustes dans les zones les plus arides.

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Évidemment, ce projet de dimension « pharaonique » donne des cauchemars aux cost-killers et à certains écologistes pour qui toute intervention de l’homme sur la nature, par essence, sera forcément nuisible.

Bien que de nombreuses difficultés restent à surmonter, ce qui est certain, c’est que le projet fait des émules en Afrique avec le lancement d’une autre « grande muraille verte » à la limite du Sahel sur le modèle du projet chinois et avec l’expertise de la Chine populaire.

La grande muraille est un livre pédagogique

Tribune libre de Zhongyang Gu, journaliste au Quotidien du peuple.
Paru dans l’Humanité, du 27 mars 2015.

Comme projet fédérateur et véritable emblème de la restauration écologique de la Chine, le projet de la grande muraille verte dit aussi des « Trois-Nord » a pour but de consolider l’écologie fragile du nord de la Chine.

Le programme des Trois-Nord a débuté en novembre 1978 et porte sur treize provinces et régions administratives du nord-ouest, nord et nord-est du pays. Il concerne une zone de construction de 4 069 millions de kilomètres carrés, ce qui représente 42,4 % de la superficie totale de la Chine.

Un plan mené en trois étapes et en huit phases avec pour objectif 35,08 millions d’hectares de reboisement. L’objectif visé pour ces trois régions sera d’augmenter d’ici à 2050 la couverture forestière de 15 % et le volume du stock sur pied des forêts de 4,27 milliards de mètres cubes.

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À l’heure actuelle, plus de la moitié du projet a été réalisée. La couverture forestière est passée de 5,05 % à 12,4 %, et le volume du repeuplement forestier de 720 millions de mètres cubes a atteint aujourd’hui 1,44 milliard de mètres cubes avec la remise en état de milliers de kilomètres carrés de terres désertifiées, pour une moyenne annuelle de 1 500 km2.

À la demande des autorités environnementales, face à l’urgence et à l’augmentation de la fréquence des catastrophes écologiques dans cette zone, le projet de la grande muraille verte est une construction écologique et un projet national clé qui est sans précédent pour la gouvernance écologique en Chine. Il vise aussi à promouvoir les différentes étapes de l’essor de la foresterie ainsi que de la gestion écologique du gouvernement.

La restauration et la gestion des forêts se combinent pour former un modèle de développement écologique et économique du système des brise-vent. Le succès de ce projet montre la détermination ferme et la forte capacité du gouvernement chinois à protéger l’environnement et à insister sur le développement durable. Il présente de la Chine l’image d’une grande puissance responsable sur la scène internationale, puissance prenant conscience de l’importance de la sécurité écologique globale pour l’avenir de l’humanité.

La grande muraille est un livre pédagogique. La rétrospection de l’histoire de la gestion des trois régions du Nord indique, face à la dure réalité de leur environnement, qu’il faut sans cesse mettre en œuvre des actions réelles pour améliorer l’écologie et lutter contre les catastrophes naturelles.

Elle montre aussi qu’il est possible de donner une nouvelle dynamique aux zones fragiles à condition de concilier la relation entre l’humain et la nature avec l’idée écologique, ainsi que d’améliorer l’environnement en respectant les règles naturelles, économiques et sociales.

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Une forêt de bambous en Chine.
Crédit : Rob Shangaï

Voir les 2 commentaires

  • Bernard • 02/03/2018 - 13:55

    Bonjour,
    L’effort est louable et prometteur, à bien des égards.
    De planter des arbres crée une nouvelle flore bactérienne autour des racines qui à moyen terme va dégrader les minéraux du sable et de la roche et recréer un milieu végétal. ce phénomène a été observé sur les sites rocheux des barrages du Québec après épandage de compost forestier pour régénérer les sites d’exploitation après travaux.
    D’autre part, la plantation d’arbres favorise la remontée capillaire et la remontée de la nappe phréatique ; certains secteurs dont la granulométrie des matériaux est favorable, à savoir plus capillaires, verront apparaître des sources et des ruisseaux. Je vous invite à revoir le vidéo de Frédéric Back, "l’homme qui plantait des arbres", basé sur un fait vécu en France.
    De plus, certaines variétés de grands arbustes renouvellent leur feuillage 5 à 6 fois dans l’années selon le agressions atmosphériques dont ils sont l’objet ; le feuillage tombé reconstitue le couvert végétal.
    Il y aurait tant à dire, mais ces plantations vont restaurer l’hydrologie, la pluviométrie, la foresterie et l’économie du secteur qui auront des effets stabilisateurs sur l’ensemble du pays et peut-être même de la planète.
    Merci de votre attention.

    Répondre à ce message

  • Sylvain • 31/03/2015 - 12:19

    Bonjour,
    Il me semble que c’est un grand effort, mais il me semble que de là à parler de poumon vert, il faudrait rester modeste.
    https://www.youtube.com/watch?v=T6X2uwlQGQM
    A+

    Répondre à ce message

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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