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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Xi, Trump et Poutine au Sommet de l’APEC : faire tomber les barrières

La rédaction
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Le 25e sommet de l’APEC (coopération économique pour l’Asie-Pacifique), qui s’est tenu à Danang au Vietnam du 10 au 12 novembre, s’est fait le théâtre d’un dialogue très riche entre les dirigeants présents – et en particulier chinois, américains et russes –, où s’est manifestée une volonté de poser les bases de nouvelles relations tournées vers l’avenir, en dépit du tir groupé des médias transatlantiques, qui ont mis tout leur zèle pour empoisonner, déformer ou nier la possibilité que les trois grandes puissances puissent se parler, s’accorder et coopérer. Même le journal L’Humanité, qui devrait pourtant avoir un certain recul vis-à-vis de la propagande atlantiste anti-russe et anti-chinoise, titre « Duel au sommet de l’APEC entre Pékin et Washington », et écrit que «  l’entente cordiale entre la Chine et les Etats-Unis aura duré deux jours ». Et oh, les gars, changez de lunettes, nous ne sommes plus dans les années 1970, le monde change !

Le fait que Xi Jinping ait été invité à prononcer le discours d’ouverture du sommet est déjà en soi un pied de nez à tous ceux qui alimentaient les tensions entre le Vietnam et la Chine. Xi a renouvelé à cette occasion son appel à bâtir « une communauté pour un futur partagé de l’humanité », rappelant les mots d’un philosophe chinois : « concentre ton esprit sur le futur, pas le passé ». Ce futur est selon le président chinois à portée de main, grâce à l’Initiative une ceinture, une route (BRI) qui constitue une véritable plate-forme de coopération entre tous les pays qui veulent y participer, afin de développer les infrastructures et la connectivité à travers les territoires.

La Chine est bien sûr un énorme moteur dans cette initiative, avec ses 7,2 % de croissance dans les quatre dernières années, et sa contribution à 30 % de la croissance mondiale. De plus, le récent congrès du Parti communiste chinois, qui a reconduit en octobre Xi Jinping à la tête du parti, va apporter un nouvel élan à cette croissance, par une focalisation accrue sur l’innovation, et aussi grâce au plan d’éradication de la pauvreté extrême en Chine d’ici à 2020, plan qui génère chaque année 13 millions de nouveaux emplois urbains. « La Chine est embarquée dans un nouveau voyage, qui implique une plus grande intégration au monde », a affirmé Xi. « Nous allons travailler avec d’autres pays afin de créer de nouveaux vecteurs de développement mutuel à travers la BRI. (…) Notre ambition est de bâtir une paix durable, une sécurité universelle et une prospérité mutuelle. Nous souhaitons l’harmonie entre toutes les nations, sur la base de relations gagnant-gagnant. Nous allons rendre l’ordre international plus juste et plus équitable », a-t-il conclu.

Rencontres Trump-Poutine

Malgré le fait que la rencontre formelle n’ait pas pu avoir lieu entre les deux dirigeants, Trump et Poutine ont réussi à se parler plusieurs fois, brièvement mais de façon productive, parvenant même à une déclaration commune sur la Syrie. Cette déclaration réitère qu’aucune solution militaire ne peut exister, et appelle tous les pays concernés à prendre part à l’aide humanitaire auprès de la population syrienne. « Les deux présidents sont d’accords pour maintenir les canaux de communication entre les militaires professionnels afin d’assurer la sécurité des forces américaines et russes, ainsi que la ’déconfliction’ des forces partenaires engagées dans les combats contre Daesh. Ils confirment que leurs efforts seront poursuivis jusqu’à la défaite totale de Daesh ».

Lors de sa conférence de presse, Poutine a affirmé que les relations sino-russes étaient excellentes, dans les domaines de l’énergie, de l’espace – y compris l’espace lointain –, de l’aéronautique, etc., et qu’ils travaillaient actuellement à l’intégration de l’Union économique eurasiatique avec la Nouvelle Route de la soie. Le président russe a loué par ailleurs Trump pour « son professionnalisme et sa camaraderie », disant qu’ils avaient ensemble un dialogue positif, malgré le manque de temps. Il a déploré que les relations économiques entre la Russie et les États-Unis ne représentent que « 20 milliards de dollars, autant dire rien ».

« Nos équipes devraient organiser une rencontre. C’est une personne très compétente, et il est agréable de communiquer avec lui », a-t-il affirmé. « (…) Bien que nos relations soient toujours dans un état de crise, Moscou est prêt à tourner la page et à aller de l’avant, vers l’avenir, et à résoudre les problèmes importants qui concernent les peuples des États-Unis et de Russie ».

Les barrières artificielles

De son côté, dans un face à face épique avec une presse obsédée par la prétendue « ingérence » russe dans les élections américaines, Trump a reporté l’attention sur les Démocrates et sur les incohérences du Russiagate : « Regardez ce qui s’est passé autour de Podesta [l’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton]  ; regardez ce qui s’est passé avec les serveurs du DNC [Comité national du Parti démocrate], et demandez-vous pourquoi le FBI n’a rien fait ; pourquoi une société tierce a enquêté sur les serveurs, et pas le FBI ? »

Le président américain a regretté que toute cette affaire constitue « une barrière artificielle » entre la Russie et les États-Unis, les empêchant de faire face ensemble aux questions sensibles, comme la Corée du Nord. « Le président Poutine serait d’une aide précieuse – une aide précieuse – si la Russie et la Chine pouvaient nous aider vis-à-vis de la Corée du Nord, et je crois que nous pourrions résoudre le problème, » a déclaré Trump. « Mais cette barrière artificielle se dresse sur le chemin. C’est ce que j’appelle ’la barrière artificielle démocrate’. (…) C’est une barrière factice. Il n’y a pas eu de collusion. Tout le monde sait qu’il n’y a pas eu de collusion. (…) Et je pense qu’il est déplorable que quelque chose de cette nature puisse détruire une relation potentiellement essentielle entre nos deux pays ».

Plus tard, Trump a écrit un tweet, demandant : « quand les haineux et les fous réaliseront-ils qu’avoir une bonne relation avec la Russie est une bonne chose, et non pas une mauvaise ? Ils persistent dans leurs jeux politiciens, et c’est mauvais pour notre pays. Je souhaite pouvoir résoudre les problèmes de la Corée du Nord, de la Syrie, de l’Ukraine et du terrorisme, et la Russie peut apporter une grande aide ! »

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  • BONIN Stéphane • 24/11/2017 - 18:29

    Encore des propos cachés par nos "merdias" ! Par contre, toujours leurs certitudes (fausses) sur le "russiagate" ! Et, de notre coté, aucun de nos concitoyens ne se pose la question simple : "avec leurs services secrets si connus mondialement, les Américains n’ auraient pas vu les manoeuvres de la Russie si elles ont vraiment existé" ? Rien qu’ en se posant cette question, c’ est déjà y répondre !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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