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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Trump en Asie : vers la fin du consensus de Washington ?

La rédaction
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Ceux qui voudraient savoir ce qu’il en est du voyage du président américain en Asie devraient commencer par éteindre leur télévision, leur radio, fermer leur journal et le jeter à la poubelle (sauf s’il s’agit du Nouvelle Solidarité !). A peu près rien de l’essentiel et du potentiel de ce voyage n’y a été rapporté, précisément parce que les élites du système transatlantique perçoivent parfaitement la menace que cela représente pour eux.

Car, dégagé de la prison dans laquelle les néo-cons et le « Deep state » tentent de l’enfermer aux États-Unis avec l’affaire du Russiagate, Trump peut assoir à travers ce voyage sa stature de président et prendre des initiatives positives vis-à-vis de la Chine et de la Russie, sortant du schéma de conflits géopolitiques qui a prévalu au cours des vingt dernières années.

Mardi, en Corée du Sud, pendant que les médias à l’autre bout du monde jacassaient sur les provocations de Trump contre la Corée du Nord, ce dernier et le président sud-coréen Moon Jae-in ont tous deux, au cours de leur conférence de presse commune, souligné la nécessité de résoudre la crise par la voie pacifique. Le président Moon a fait remarquer que Donald Trump était le premier président américain à rendre visite à la Corée du Sud depuis 25 ans. Suite à une question posée sur le rôle de la Chine dans cette crise, Moon a affirmé que les efforts diplomatiques devaient bien sûr inclure la Chine, de même que les États-Unis, la Russie et l’Union Européenne.

Trump a quant à lui souligné avec une certaine insistance le rôle positif de la Chine : « Je tiens à dire que le président Xi – et nous serons demain en Chine – a été d’une aide précieuse, très précieuse. (…) La Chine fait de grands efforts pour résoudre le problème avec la Corée du Nord. Nous espérons également que la Russie jouera un rôle utile, tout comme d’autres pays. (…) Et donc, si nous parvenons à nous retrouver avec la Chine et la Russie, principalement, nous pensons que des choses vont arriver, et qu’elles pourraient arriver très vite ».

Le président américain est donc depuis hier en Chine. Il est bien entendu encore trop tôt pour savoir ce qui y a été discuté, mais les rumeurs laissent entendre que des accords d’échanges commerciaux très importants sont sur le point de se conclure, dans plusieurs secteurs dont ceux de l’agriculture et des infrastructures énergétiques. Le Wall Street Journal a également évoqué la possibilité qu’un fond commun de 5 milliards de dollars soit créé entre la banque américaine Goldman Sachs et la banque chinoise China Investment Corp (CIC), afin de financer le développement de trains à grande vitesse, d’autoroutes, et des technologies de pointe.

La Chine met à mal les dogmes ultra-libéraux

Le rôle transformateur de la Chine dans l’économie mondiale s’affirme chaque jour, tout en réfutant les analyses des experts occidentaux, qui prévoient invariablement la faillite, ou du moins le ralentissement irrémédiable de l’économie chinoise. Dans une tribune publiée le 23 octobre sur le site Project-syndicate et intitulée «  La Chine vs le Consensus de Washington », Adair Turner, membre de la Chambre des Lords et ancien président de l’Autorité des services financiers du Royaume-Uni, estime que cette réussite remet implicitement en cause les dogmes concernant le rôle de l’État vis-à-vis des marchés. La crise financière de 2008 avait porté un premier coup à ces dogmes, « Mais les axiomes néolibéraux composant le ’Consensus de Washington’ continuent d’influencer le jugement des Occidentaux », y compris sur l’économie chinoise, écrit Turner.

Rappelons que le « Consensus de Washington » est un corpus de mesures ultra-libérales imposées aux économies des pays mis en difficultés pour payer leur dette, par les institutions du FMI et de la Banque mondiales, siégeant à Washington : orthodoxie budgétaire, déréglementation financière et privatisations, etc. ; mesures que nous connaissons bien en Europe, en particulier depuis la crise de 2008.

La Chine, constatant l’échec cuisant de ces remèdes dans les dix dernières années, a opéré une lente transformation, en particulier à travers le lancement de l’initiative Une ceinture et une route (BRI) par Xi Jinping en 2013. Bien entendu, comme le dit Adair Turner, « le secteur de l’entrepreneuriat privé joue un rôle vital » dans l’économie chinoise, qui reste « une économie vigoureusement capitaliste ». « Mais », continue Turner, « les énormes investissements publics dans les infrastructures – dans d’excellents réseaux de métro et dans les trains à grande vitesse, par exemple – créent une plate-forme puissante pour une croissance économique moderne dans des villes en pleine expansion et bien reliées entre elles. Et par le biais du programme ’Made in China 2025’, les dirigeants chinois s’appuient sur des objectifs définis par l’État pour pousser l’industrie chinoise vers des niveaux plus élevés de technologie et de valeur ajoutée ». Il s’agit de ce que Turner qualifie d’ « économie hybride socialisme-marché ».

Et même dans l’éventualité peu crédible d’un « ralentissement » de sa croissance, la Chine n’aura pas de difficulté à maintenir le cap, car « l’essentiel de la dette des entreprises est due par les entreprises d’État à des banques d’État, avec des liens limités entre les systèmes bancaires chinois et étrangers », affirme Turner.

Pour conclure, Turner écrit : « Quelles que soient ses perspectives à court terme, il y a donc de bonnes chances pour que l’économie chinoise continue de croître, passant de niveaux de revenus moyens à des niveaux élevés, tirée par un modèle de développement mixte fondé sur le marché et l’État. Si la Chine avait adopté de manière générale les politiques préconisées par le Consensus de Washington au cours des dix ou vingt dernières années, sa croissance économique aurait été considérablement plus lente. Les théories économiques qui sous-tendent ces prescriptions doivent tenir compte de ce fait – et du succès que la Chine devrait continuer d’enregistrer ».

Bien entendu, Turner ne tire pas les conséquences que devrait nous enseigner la réussite du modèle chinois, afin de sortir de l’impasse meurtrière dans laquelle le soi-disant Consensus de Washington nous a entraîné. De plus, comme nous l’avons souligné ici, ce « modèle » chinois est très similaire à ce que nous avons appliqué en Occident, et en particulier en France pendant les Trente Glorieuses, avec la planification gaulliste, et que nous avons abandonné au cours des 40 dernières années. Les dirigeants et les économistes chinois n’ont d’ailleurs pas caché le fait que la planification française était pour eux une référence...

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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