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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

La France annonce vouloir créer un axe commercial Paris-Moscou-Pékin

La rédaction
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Bruno Le Maire personnifie sans doute à lui tout seul la contradiction criante dans laquelle se trouve le gouvernement français, sous la présidence Macron, se faisant d’un coté le serviteur fidèle de la « bonne » finance anglo-saxone, tout en souhaitant, de l’autre côté, engager la France dans le paradigme de coopération multipolaire mis en œuvre par la Chine et plus généralement les BRICS.

Quelques jours avant la visite d’État d’Emmanuel Macron en Chine le 8 janvier, où l’on s’attend à des avancées majeures dans la coopération entre nos deux pays, le Wall Street Journal (WSJ) publie le 29 décembre un article basé sur une interview du ministre français de l’Économie et des Finances, réalisée deux semaines plus tôt lorsque Le Maire se trouvait à Moscou. Titrant « La France envisage de renforcer ses liens commerciaux avec la Russie et la Chine », le WSJ s’inquiète de ce que la presse – y compris française – n’avait pas relevé à ce moment-là, et qui pourtant est tout à fait essentiel : le fait que la France songe à réaligner l’Europe sur la Chine via Moscou. Même si le terme n’a été utilisé ni par Le Maire ni par le journal new-yorkais, un tel axe s’inscrirait implicitement dans le cadre plus large de l’initiative chinoise de la ceinture et la route (BRI). Ce qui, bien entendu, ne doit pas ravir les acharnés d’un monde unipolaire anglo-américain.

« La France perd son appétit pour le commerce transatlantique », se lamente le Wall Street Journal. « Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a affirmé (…) que la France comptait sur la Chine et la Russie pour contrebalancer des relations commerciales de plus en plus incertaines avec les États-Unis et la Grande-Bretagne ». Et de citer Le Maire : « Nous passons d’un monde dominé par des relations transatlantiques très exclusives à un rééquilibrage ». Le ministre français a expliqué au journal que la France veut construire une épine dorsale commerciale allant de l’Europe à Pékin en passant par Moscou. Le WSJ note que Macron compte obtenir des avancées dans ce sens lors de sa visite en Chine, du 8 au 10 janvier, ainsi qu’à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui se tiendra en mai, et où Macron sera l’invité d’honneur.

Ceci est un premier signe timide que les Européens envisagent de plus en plus de se détourner des anglo-américains, par la force des choses. Deux facteurs y contribuent : premièrement, il y a le retour de bâton des sanctions imposées pendant l’été 2017 par le Congrès américain (contre l’avis de la Maison-Blanche), qui visent toute entreprise européenne faisant des affaires avec la Russie. De telles sanctions, fondées sur le concept douteux d’une supposée juridiction extraterritoriale, font des États-Unis « un gendarme de facto du commerce mondial », ce qui est « contraire à notre vision d’un ordre mondial multilatéral », a précisé Bruno Le Maire.

Rappelons également que, lors de sa visite à Moscou le 19 décembre, Bruno Le Maire a annoncé que Paris désapprouvait les sanctions extraterritoriales américaines : « Nous n’acceptons pas le principe des sanctions extra-territoriales, qui posent des difficultés majeures à toutes nos entreprises quand elles veulent investir dans des projets à l’étranger ». Le lendemain, le ministre avait coprésidé le Conseil économique, financier, industriel et commercial franco-russe (Cefic) avec son homologue russe Maxime Orechkine. Au terme du Cefic, une dizaine de contrats ont été signés, portant notamment sur les PME. La filiale de la Caisse des Dépôts spécialisée dans les investissements internationaux et le Fonds russe d’investissements directs (RDIF) ont également annoncé vouloir consacrer un quart d’une enveloppe commune d’investissement de 300 millions d’euros au financement des PME. Comme le précise le WSJ, « le Cefic avait été suspendu en 2015 après que l’Europe ait imposé des sanctions contre la Russie,mais M. Macron l’a rétabli lorsqu’il était ministre de l’Économie en 2016, malgré la persistance des sanctions ».

Le deuxième facteur est l’absence de réelle perspective de reprise de l’économie américaine, en dépit de l’euphorie de Wall Street et des incantations fiscales de Donald Trump. De plus, Le Maire ainsi que d’autres ministres européens de l’Économie ont publiquement déploré le fait que les baisses d’impôts sur les entreprises que Trump vient de faire voter au Congrès vont faire partir les capitaux américains d’Europe. Soit dit en passant, l’idéologie qui sous-tend la réforme fiscale de Trump est également la même que celle ayant sous-tendu la loi sur le budget 2018 engagée par Macron à l’automne…

Mais ne nous y trompons pas : il s’agit bien là d’une confirmation de l’inflexion de la politique étrangère de la France par Macron, notamment depuis qu’il a accueilli Vladimir Poutine à Versailles en mai 2017, à l’occasion du 300e anniversaire de Pierre le Grand. Il faut se souvenir que c’est Bruno Le Maire qui avait écrit le discours de Dominique de Villepin à l’ONU, en 2003, contre la guerre d’Irak, sans doute l’un des derniers actes souverains de la France de Chirac (aux côtés de l’Allemagne de Schroeder et de la Russie de Poutine) face à l’impérialisme des néo-conservateurs et des intérêts financiers logés outre-Atlantique et outre-Manche.

Toutefois, comme l’avait dit Jacques Cheminade à l’attention de François Hollande en 2012 : « on ne peut pas faire un enfant à moitié ! » C’est-à-dire qu’on ne peut pas dérouler le tapis rouge à la finance de la City et de Wall Street, et « en même temps » espérer contribuer à bâtir un monde de coopération et de développement multipolaire.

À nous, à travers le combat politique de S&P, de résoudre cette contradiction...

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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