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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

L’esprit des Nouvelles Routes de la soie gagne le monde #3

La rédaction
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Pendant que les hyènes cyniques des médias occidentaux se déchaînent sur les détails saugrenus du voyage de Trump en Asie – de l’épisode des carpes à la partie de golf –, le président américain arrive aujourd’hui en Chine pour une visite de deux jours qui pourrait bien s’avérer décisive pour l’avenir du monde. Car il est bien possible que les États-Unis manifestent à cette occasion leur intention de s’engager aux côtés de la Chine dans les Nouvelles Routes de la soie.

Le nouvel ambassadeur américain en Chine, Terry Branstad, a fait part auprès de l’agence de presse chinoise Xinhua de la grande excitation qui se fait ressentir à la venue de Trump des deux côtés du Pacifique, et du sentiment profond que « cela pourrait être un moment historique très important ». Selon lui, l’intention est « de faire avancer la coopération et la prospérité aussi bien en Amérique qu’en Chine ».

Aujourd’hui, alors que la zone transatlantique s’enfonce chaque jour davantage dans la désintégration sociale et économique, plus de 70 pays se sont joints à la Chine et aux BRICS, et les Nouvelles Routes de la soie se construisent concrètement, répandant de partout un puissant optimisme vis-à-vis du futur. La possibilité de voir les États-Unis et l’Europe rejoindre ce processus représente donc un enjeu fondamental.

Faisons donc un nouveau tour d’horizon de ce « monde en devenir » et de l’esprit de coopération et de progrès qui l’anime.

Train Chine-Ukraine

Le train cargo reliant la province occidentale chinoise du Xinjiang à la ville de Poltava en Ukraine a fait son premier voyage le 29 octobre, transportant à son bord des équipements de forage pétrolier. Cheng Jingmin, le directeur adjoint de l’entreprise Beiken Energy Engineering du Xinjiang, a déclaré à Xinhua que cette nouvelle voie, qui traverse le Kazakhstan et la Russie, va réduire le temps de transport à quinze jours, alors qu’il est aujourd’hui de plus de deux mois.

Ces développements sont de la plus haute importance car ils représentent la seule porte de sortie viable à l’actuel conflit ukrainien, comme l’a noté notre amie Helga Zepp-LaRouche, la présidente internationale de l’Institut Schiller : « la seule chance pour l’Ukraine de retrouver son unité – dans une situation où l’ouest du pays est pro-occidentale et catholique tandis que l’est est pro-russe et orthodoxe – se situe dans la construction des corridors de développement eurasiatiques, un projet qu’on a appelé Pont terrestre eurasiatique ou Nouvelle route de la soie, (…) dans lequel une coopération à un niveau supérieur est possible, permettant de résoudre ces conflits ».

Tatarstan, Russie

Lors d’une conférence co-sponsorisée par l’UNESCO qui s’est déroulée le 28 octobre dans la ville de Kazan dans le Tatarstan, le ministre russe de la culture Vladimir Medinsky a annoncé qu’un groupe de travail a été constitué afin d’envisager la création d’un grand centre de la Route de la soie à Kazan. Le site d’information du Tatarstan Realnoe Vremya rapporte les propos de Mintimer Shaimiev, le responsable local du gouvernement : « Il s’agit d’une route historique traversant quinze pays. Ainsi, un pays sera en mesure de n’en maîtriser qu’une partie. Cela va contribuer énormément à la conservation des sites historiques. Au regard du très grand nombre de peuples et de régions qui sont attirés dans ce projet, la bonne approche a été trouvée avec l’idée des corridors de la Route de la soie. Le corridor Chine-Kazakhstan-Kirghizstan défini en 2014 en est un exemple ».

Le choix de la ville de Kazan pour l’implantation de ce plan a été déterminé par le projet de train à grande vitesse entre Moscou et Kazan, envisagé par les Russes et les Chinois.

Portugal

La ministre portugaise de la Mer Paula Vitorino, accompagnée d’une délégation d’une quarantaine de responsables d’entreprises portuaires, a effectué fin octobre-début novembre une visite de dix jours en Chine, dans le but de concrétiser la participation du Portugal à la Route de la soie maritime. Cela inclue des investissements chinois à hauteur d’environ 2,5 milliards de dollars dans le développement des infrastructures pour conteneurs dans les ports portugais de Sines au sud, de Lisbonne au centre et de Leixoes au nord, ainsi que dans le secteur des « technologies bleues », de l’aquaculture océanique et de l’industrie marine.

Lors d’un séminaire à Beijing le 30 octobre, auquel ont participé la délégation portugaise et 86 représentants d’entreprises chinoises, le directeur de l’administration océanique de l’État, Wang Hong, l’homologue de la ministre Vitorino, a souligné le fait que la coopération maritime constituait une « part essentielle » de la coopération sino-portugaise, et que « l’océan représente une porte d’accès très importante pour la Chine afin d’embrasser le monde ».

Cette vision est congruente avec celle des Portugais ; en effet, le secrétaire d’État portugais à l’Internationalisation, Jorge Costa Oliveira, présent au Forum international Une ceinture et une route (BRI) en mai dernier à Beijing, avait déclaré à cette occasion que le Portugal souhaitait « le développement d’une route maritime passant par le port de Sines, avec en même temps la construction de la Route de la soie terrestre par rail, qui existe déjà entre Chongqing et Madrid, et qui fait également la jonction avec le Portugal ».

Corridor Chine-Pakistan

L’Institut Schiller et le Pakistani American Think Tank ont tenu samedi dernier une conférence conjointe à New York, dans laquelle Raja Razzaq a présenté le projet de corridor économique entre la Chine et le Pakistan (CPEC). Razzaq a expliqué que non seulement ce projet de développement permettra d’établir une connectivité économique et stratégique entre les deux pays, mais il représente surtout un formidable potentiel d’intégration et de développement pour l’ensemble des pays de la région d’Asie centrale.

Le CPEC a été lancé en 2013, dans le sillage du lancement par le président chinois Xi Jinping des Nouvelles Routes de la soie. C’est un corridor qui relie le Port de Gwadar au Pakistan sur la Mer d’Arabie au Nord-Ouest de la Chine. « Le port de Gwadar représente un lieu stratégique en mer d’Arabie de par sa position entre l’Asie du Sud, l’Asie centrale et le Moyen-Orient, » a expliqué Razzaq. « De plus, il est proche du détroit d’Ormuz, lieu de passage de 20 % du pétrole mondial. » Ce corridor constitue aussi la porte d’entrée aux pays de l’Asie Centrale. « L’Ouzbékistan, le Turkménistan et le Tadjikistan sont très riches en pétrole et en gaz, mais ils sont complètement enclavés, et ne peuvent accéder au marché mondial », situation qui changerait grâce au corridor. De l’Asie centrale, l’on pourra aussi avoir accès à l’Europe et à la Russie.

Le projet pourrait définir une véritable plate-forme de développement, amenant des pays comme la Chine, l’Inde et le Pakistan à coopérer, malgré les tensions qui persistent entre ces pays, parfois depuis des décennies. La situation très tendue en l’Afghanistan, pays limitrophe au Pakistan et qui bénéficierait directement du corridor, pourrait ainsi trouver une porte de sortie positive. La Chine, qui attache une importance stratégique à la stabilisation de la région, a déjà investi près de 56 milliards de dollar dans le CPEC, ce qui constitue l’investissement le plus important jamais réalisé d’un pays dans un autre pays.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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