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Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

La démission du n°2 du FBI met les « presstituées » dans l’embarras

La rédaction

Deux développements décisifs ont eu lieu lundi aux États-Unis : le sous-directeur du FBI, Andrew McCabe a été forcé de démissionner, et la Commission du Renseignement de la Chambre, sous la présidence de David Nunes, a voté la déclassification du mémo de quatre pages sur les manipulations de certaines branches du Département de la Justice et du FBI dans l’affaire de l’ « enquête russe » contre Trump. Il est clair que la coïncidence de ces deux développements n’est pas due au hasard. Il s’agit bien, comme nous l’avons rapporté lundi, de l’effondrement du Russiagate, laissant place à un FBI-gate, avec bien entendu des implications dépassant largement le FBI.

Le premier de ces développements a bien été rapporté dans les médias, qui l’ont réduit cependant à une énième affaire d’égo d’un Donald Trump en guerre contre tout ceux qui ne l’aiment pas. Le second a tout simplement été maintenu sous silence (en tous cas, de notre côté de l’Atlantique).

McCabe avait été le bras droit de James Comey, directeur du FBI avant que Trump ne le limoge en mai 2017. Il était ces dernières semaines accusé par de nombreux responsables républicains d’être de mèche avec les Démocrates. En effet, sa femme avait reçu en 2015 des contributions financières massives, pour sa campagne électorale, venant de Terence McAuliffe, un proche du clan Clinton. Malgré cela, McCabe a été maintenu à la tête de l’enquête judiciaire sur Hillary Clinton, jusqu’à ce qu’elle soit blanchie par Comey à quelques jours de l’élection présidentielle de novembre 2016. Vous avez dit conflit d’intérêts ?

Concernant le mémo de quatre pages de la Commission du Renseignement, la prochaine étape est désormais la validation de sa publication par la branche exécutive, qui doit survenir dans les prochains jours. L’ancien sénateur de l’Alaska Mike Gravel, connu pour avoir rendu publics les « Pentagone papers » sur la guerre au Vietnam en 1971, dans un entretien avec The Washington Examiner, a sommé les élus du Congrès de se battre pour empêcher que la publication du mémo soit bloquée par l’exécutif. « Le critère devrait être le suivant : s’agit-il de quelque chose que les gens devraient savoir ? Si les Républicains estiment que cela devrait être rendu public pour le bénéfice de leurs électeurs, alors qu’ils le rendent public. Les démocrates devraient faire de même », a-t-il affirmé, ajoutant : « L’idée que le Congrès s’en remette lâchement à l’exécutif parce qu’il ne veut pas prendre ses responsabilités, serait le comble de la lâcheté ».

Bientôt la chute du procureur spécial Robert Mueller ?

Dans ce contexte, Kenneth Starr, l’ancien procureur qui avait poursuivi le président Clinton dans l’affaire Monica Lewinsky, a souligné sur Fox News le fait que le président Trump avait l’autorité constitutionnelle pour virer le procureur spécial Mueller. Compte tenu des récentes révélations autour d’Andrew McCabe et de son second Peter Strzok (voir Le Monde en devenir de lundi), et du fait que Mueller est proche de James Comey, sa position n’est plus tenable, d’autant plus que malgré les agitations médiatiques consacrées à son enquête, il a été incapable de fournir le moindre élément prouvant que Donald Trump a bien été mis au pouvoir par Vladimir Poutine.

De plus, l’affaire de l’obstruction faite par Robert Mueller, qui était alors directeur du FBI, à l’enquête menée par le Congrès sur les attentats du 11 septembre 2001, revient sur le devant de la scène, de nouveaux éléments d’enquête ayant été rendus publics. L’ONG Judicial Watch a publié le 23 janvier une déclaration à ce sujet : « Les documents de la Cour récemment rendus accessibles par le gouvernement ont porté un coup supplémentaire à la crédibilité du procureur spécial Robert Mueller ; ils montrent en effet que, en tant que directeur du FBI, Mueller a œuvré dans le but de dissimuler les liens entre une famille saoudienne de la Floride et les attentats terroristes du 11 septembre. Les documents révèlent que Mueller a sans doute participé à la publication de déclarations officielles mensongères de l’agence concernant une enquête secrète sur ces Saoudiens, qui vivaient à Sarasota et entretenaient des liens avec les pirates de l’air. Un journaliste indépendant de Floride a découvert l’existence d’une enquête secrète du FBI dont les membres du Congrès n’ont pas été informés. Sous la direction de M. Mueller, le FBI a tenté de discréditer l’histoire, réfutant publiquement le fait que les agents n’ont trouvé aucun lien entre la famille saoudienne de Sarasota et le complot terroriste de 2001 ». (Lire à ce sujet notre chronique du 29 septembre Les Trois crimes de Robert Mueller).

Paul Craig Roberts : « Il faut stopper ce coup d’état ! »

Paul Craig Roberts, ancien secrétaire au Trésor adjoint du président Reagan, a lancé dans sa chronique du 26 janvier un appel au sursaut des Américains, face aux « enjeux extrêmes » du Russiagate : « La plupart des Américains ne semblent pas conscients de ce qui est en jeu. L’Amérique est confrontée à une tentative de coup d’État organisée par des hauts responsables du Département de la Justice de l’administration Obama, du FBI, de la CIA, du Parti démocrate contrôlé par Hillary [Clinton] et des presstituées, dans l’objectif d’inverser le résultat d’une élection démocratique et de démettre le président de ses fonctions ».

Inquiet du fait que les Républicains restent globalement sous l’influence des milieux néo-conservateurs, et sont enclins par conséquent à capituler sous la pression de ce coup d’État, Roberts écrit : « Si les plus hautes sphères des services de police parviennent à leurs fins, cela signifiera la fin de la démocratie », c’est-à-dire la fin d’un système où tout gouvernement doit rendre des comptes auprès de la population. « La Chambre, le Sénat et la branche judiciaire deviendront aussi impuissants que l’était le Sénat romain sous les Césars. Nous vivrons sous une dictature dirigée par les agences de police de l’État ».

« Certains pourraient être tentés de considérer comme positive la réussite de ce coup d’État, puisqu’il mettrait fin à l’hypocrisie faisant de Washington le garant de la démocratie et de la liberté dans le monde », conclut Paul Craig Roberts. « Mais la plupart des autres gouvernements, et certainement les gouvernements russe et chinois, y verraient plutôt la transition finale des États-Unis vers un État policier et cesseraient de s’accrocher à l’espoir de renouer des liens avec Washington ».

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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