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Menace de guerre en Syrie : une danse au-dessus du volcan

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Nous nous trouvons actuellement dans une situation d’ « alerte rouge » sur la possibilité qu’une guerre générale éclate dans les prochains jours, suite à une série de provocations fomentées par les Britanniques, avec l’ « affaire Skripal », puis avec cette prétendue attaque chimique, opération classique sous « fausse bannière » à Douma, en Syrie.

La situation est sans doute plus grave même que la crise des missiles de Cuba d’octobre 1962. Les forces armées de la Fédération de Russie, de la République islamique d’Iran et la République arabe syrienne sont en état d’alerte maximale. Lundi, le destroyer USS Donald Cook, équipé de missiles de croisière Tomahawk, aurait quitté son port de Chypre, en Méditerranée, pour se diriger vers la Syrie. L’USS Porter serait lui aussi en route vers la même direction, comme le rapporte le Wall Street Journal, se référant à ses sources au Pentagone.

La machine à mensonges tourne à plein régime depuis samedi. Comme dans l’affaire Skripal et dans les cas précédents, les accusations d’utilisation d’armes chimiques ne sont étayées par aucune preuve vérifiable. Personne ne semble s’émouvoir ni ne pose aucune question sur les fameux Casques blancs et sur le groupe « rebelle » Jayah al-islam, qui ont fourni les photos et vidéos faites à Douma et diffusées en boucle dans les médias du monde entier depuis samedi.

Le président américain, qui a opposé une certaine résistance au délire britannique en refusant d’accuser publiquement la Russie de l’empoisonnement de Skripal, a visiblement réagi sous le coup de l’émotion face aux images, attaquant « l’animal Assad » dans un tweet, et menaçant la Russie et la Syrie d’une riposte militaire. « C’est atroce, on ne peut pas laisser une telle chose se produire », a déclaré Trump lundi matin. « Nous prendrons une décision majeure dans les prochaines 24 à 48 heures ».

Lundi matin, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré : « Les Nations Unies ne sont pas en mesure de déterminer ou d’attribuer de façon indépendante la responsabilité de cette attaque ; cependant, nous avons demandé à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d’éviter toute nouvelle escalade ou confrontation ». De Mistura a prévenu que « les récents développements comportent plus que jamais les risques de lignes de fractures au Moyen-Orient qui pourraient avoir des conséquences absolument dévastatrices, dépassant même l’imagination ».

Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies qui s’est tenue lundi soir sur la Syrie, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a lancé à l’attention des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni : « Comprenez-vous au seuil de quel danger vous menez le monde ? ».

Pour Helga Zepp-LaRouche, notre amie et présidente internationale de l’Institut Schiller, on joue avec des allumettes assis sur un baril de poudre. Si Trump tombe dans le piège en finissant par accepter l’idée que des soldats russes vont devoir mourir d’une manière ou d’une autre, le monde peut basculer à tout instant dans une guerre totale.

Que va faire le Congrès à Washington ? La population américaine va-t-elle, comme en août 2013, mettre la pression sur les élus pour bloquer toute intervention militaire ? Nos amis du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) sont pleinement mobilisés pour cela, comme S&P l’est en France. Plusieurs députés américains appellent à ne pas tomber dans le piège, comme le Républicain Thomas Massie, qui a dénoncé l’idée de « guerre perpétuelle » promu par les néocons, et a rappelé que seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de lancer une action militaire. Si Trump veut créer les conditions de sa propre destitution, c’est l’occasion !

Hier, le président Emmanuel Macron, désireux de prouver qu’il est capable de passer aux actes alors que son prédécesseur avait renoncé, a déclaré que la décision sera prise « dans les prochains jours » et que les frappes éventuelles ne viseront que des sites de production chimique syriens, assurant qu’« en aucun cas les décisions que nous prendrions n’auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s’attaquer à qui que ce soit mais bien à s’attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime ». Quelle inconscience ! Ne sait-il pas que la Russie et la Syrie sont liées par un traité de défense militaire mutuel ?

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré qu’en dépit de la crise actuelle, la visite au mois de mai d’Emmanuel Macron en Russie, où il sera l’invité d’honneur du Forum économique de Saint Pétersbourg, aura bien lieu. « La visite officielle n’a pas été remise en question jusqu’à présent. Il est nécessaire de tenir des pourparlers en cas de divergences, ce qui est conforme au principe du multilatéralisme », a -t-il déclaré hier sur Europe 1.

Quitter le microscope et prendre la longue vue

Dans une tribune du journal Le Figaro du 11 avril, Caroline Galactéros, docteur en science politique, colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et présidente du think tank Geopragma, appelle Emmanuel Macron à ne pas s’associer à des frappes en Syrie.

« Il faudrait agir vite, se montrer ferme, intraitable, juste ! » ironise-t-elle. « Il s’agirait là d’un ‘devoir moral’ ! On a bien entendu et lu. Le discours moralisateur sur la sauvegarde des civils innocents, pourtant inaudible après sept ans de guerre et de déstabilisation de la Syrie, est toujours le même. C’est là le comble du cynisme en relations internationales, que nous pratiquons pourtant sans états d’âme depuis des décennies. Pendant ce temps, la guerre silencieuse du Yémen continue. Ces civils-là n’existent pas, ne comptent pas ».

« Mais agir contre qui ? Qui faut-il punir ? », demande Mme Galactéros. « Le régime de ‘l’animal Assad’, comme l’a appelé Trump ? L’Iran ? La Russie ? Vraiment ? Et si ce trio noir que l’on désigne exclusivement depuis des mois à la vindicte populaire internationale n’était qu’un leurre, proposé à notre indignation sélective pour ne pas réfléchir à nos propres incohérences ? (…) À qui profite le crime ? C’est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente ».

Et de continuer en soulevant la question sensible : « On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit : les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des ‘rebelles’ djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l’espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d’al-Qaïda et consorts pour entraîner l’Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran ».

Il est donc temps de lever la tête du microscope et de prendre la longue vue, comme le dit bien Mme Galactéros. « Il est permis de décrire à partir de cette dernière séquence syrienne un contexte stratégique global infiniment préoccupant pour l’Europe, et singulièrement pour la France, qui risque de prendre les avant-postes d’une guerre qui n’est pas la sienne, dont elle fera les frais (...). Nos amis allemands ou italiens sont d’ailleurs moins cynico-idéalistes, mais plus prosaïques que nous ».

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  • BONIN Stéphane • 11/04/2018 - 19:16

    Je souscris à 100% . Et tant pis si cela déplait à "certaines personnes" qui doivent plus que jamais surveiller ce site depuis leurs bureaux "de la sécurité intérieure" à Paris ! Quelle "sécurité" lorsqu’ on appuie sur le terrain ceux qui appellent aux meurtres "des Français" (?) - posez vous cette question Messieurs-Dames de la DST/DGSE censé(e)s "nous protéger" !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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