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Titanic financier : et si vous faisiez partie de la solution ?

La rédaction
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Il y a toutes les raisons d’être optimiste, car nous entrons dans le genre de période de tumultes dans lesquelles les croyances et les illusions s’effondrent. Pour parodier Paul Valery, disons que « le temps du monde fini s’achève ». Entres autres, deux croyances, tenaces parmi la population ainsi que parmi la classe dirigeante, commencent déjà à s’effriter : la croyance en la toute-puissance du « système », et l’idée que le libéralisme financier, autrement dit le « laissez faire, laissez passer », même s’il cause des inégalités, est tout de même bénéfique pour la société, et qu’il en est même l’état naturel.

Vrai crash...

Face à la chute des bourses ces derniers jours, les journalistes et analystes financiers n’ont pas semblé le moins du monde gênés de s’entendre expliquer que la raison de cette chute était la bonne santé de l’économie américaine. Les bons chiffres de l’emploi et des salaires outre-Atlantique auraient donc fait surgir la peur de l’inflation et par conséquent d’une hausse plus rapide que prévue des taux par les banques centrales. Jacques Cheminade qui, rappelons-le, a mis en garde contre le prochain « tsunami financier » pendant la présidentielle, écrit dans un tweet : « la presse dit que c’est le risque de hausse des salaires qui provoque la chute des bourses, alors que c’est le reflet de la logique folle de la mondialisation financière destructrice de la production et du travail ! La mère de toutes les fake news ».

Comme dans la nouvelle d’Edgar Poe, les malades psychiatriques ont pris le contrôle de l’asile, et se permettent même de faire des analyses sur leurs patients, c’est-à-dire le personnel de l’établissement, qu’ils ont enfermé à leurs places !

C’est ainsi que Les Échos se veulent rassurants : il ne s’agit pas d’un crash, mais d’une « correction ». Et de citer le président de la Réserve fédérale de San Francisco John Williams, qui assure que « pour le moment, je ne vois pas de signe que l’économie soit en surchauffe ni de bulle prête à éclater ». De son côté, Stéphane Déo de la Banque postale estime que « cette correction est (…) une respiration de marché ».

Une « respiration de marché », ou l’ultime exhalation du cadavre ? Car il y a bien une bulle, et même plusieurs, prêtes à éclater, et en particulier celle des dettes des entreprises, comme nous l’avons évoqué ici. La dette des sociétés américaines non financières est passée de 8 000 milliards en 2008 à 14 000 milliards de dollars en 2017, plus de la moitié de cet endettement ayant été utilisé par ces sociétés pour racheter leurs propres actions ! En conséquence, les banques se dépêchent de se débarrasser de ces dettes toxiques, en les revendant à des acteurs financiers secondaires, comme des fonds de pensions. Et des dizaines de mastodontes du Dow Jones et du Nasdaq menacent de se transformer en « sociétés zombies », comme Général Electric, dont les actions se sont effondrées de 48 % depuis le 1er janvier 2017, et qui vient d’annoncer des pertes et des charges totalisant 26 milliards de dollars, pour une capitalisation de 160 milliards. Rappelons que le FMI, dans son rapport sur la stabilité financière mondiale de 2017, prévenait que la hausse des taux risquait de mettre en faillite 20 % des sociétés américaines (Lire notre article La danse macabre des entreprises zombies et des crypto-monnaies).

… et fausse croissance

Face à la dégringolade boursière, le président Donald Trump, qui paie aujourd’hui sa prétention pompeuse à la réussite de Wall Street et à la reprise de l’économie américaine, répète que « les fondamentaux de l’économie sont bons ». Pourtant, lorsqu’on y regarde de plus près, ils sont beaucoup moins « bons » qu’il n’y paraît. Le salaire horaire des Américains augmente bien de 2,9 % par rapport à l’année précédente, mais le salaire hebdomadaire baisse de 0,2 %. La productivité du travail n’augmente que de 1,1 % en 2017, alors que la croissance du PIB américain augmente de 2,3 %. Elle baisse même de 0,1 % au dernier trimestre. Du côté du bâtiment, le Département du commerce rapporte que les investissements dans la construction n’augmentent que de 3,8 % en 2017, alors qu’ils avaient augmenté de 6,5 % en 2016.

Enfin, le nombre d’emplois a bien augmenté de 2,1 millions en 2017, abaissant le taux de chômage à 4,1 %, mais cette augmentation reste inférieure à celles de 2015-2016. Et par-dessus tout, 1,3 millions d’Américains supplémentaires ont été écartés des chiffres de l’emploi en 2017, et la combinaison des découragés, des invalides, des personnes ayant sombré dans la dépression et l’addiction aux opiacés, représente plus de cinq millions de personnes.

En France, les 1,9 % de croissance sur lesquels Macron espère fonder sa réussite représentent également une fausse croissance. Ils ne reflètent en effet qu’une croissance des services, et non de la productivité. Le comble de cette fabrication de l’illusion statistique est l’annonce par l’INSEE de son intention d’inclure les revenus de la drogue dans le calcul du PIB de la France !

Ainsi, d’un côté on « dope » les chiffres de la croissance, et de l’autre, on cache la destruction et le pillage systématisés de l’économie réelle. Le cas de Conforama est frappant : Martine Orange rapporte sur le site de Médiapart que « le tribunal de commerce de Paris a ordonné au magazine Challenges de retirer de son site internet un article sur les difficultés de Conforama, au nom du secret des affaires ». Conforama, le numéro deux de la distribution d’ameublement en France, et qui emploie 13 400 salariés en Europe, dont 8 713 en France, se trouve entraîné dans la tourmente par le groupe sud-africain Steinhoff, sa maison-mère. Comme l’écrit Martine Orange, « ce groupe, qui a pratiqué une fuite en avant à coups de dettes et de rachats, est pris depuis deux mois dans un gigantesque scandale de fraude comptable. ‘Un nouvel Enron’, dit la presse financière internationale ». Le PDG Markus Jooste a été arrêté en Afrique du Sud, et le principal actionnaire de Steinhoff international, Christo Wiese, a dû démissionner. Conforama, qui a été racheté en 2011 par Steinhoff dans une opération financière typique, avec « une pincée de capital et des montagnes de dettes », ne serait donc pas sujette à enquête de la presse, au nom du « secret des affaires »...

À la séparation bancaire, citoyens !

C’est notre moment. Le crash n’est autre que le révélateur de la faiblesse du système, et c’est une occasion à saisir pour pousser les solutions, comme Solidarité & progrès le fait depuis l’été dernier en défendant auprès des députés et sénateurs la proposition de loi de « moralisation de la vie bancaire », c’est-à-dire la séparation des banques de dépôts des banques d’affaires (le « Glass-Steagall Act »).

Joignez-vous donc à notre effort, avant qu’il ne soit trop tard !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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