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Vote des sanctions par le Congrès américain - les moutons de Panurge modernes

La rédaction
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Dans un élan où l’arrogance a rivalisé avec la stupidité crasse, le Congrès américain a voté les nouvelles sanctions contre la Russie, l’Iran et la Corée du nord – mercredi à la Chambre par 419 voix contre 3, et jeudi au Sénat par 98 voix contre 2. Les Congressistes se sont comportés comme les idiots utiles des va-t-en guerre néo-conservateurs, qui tentent de reprendre la main depuis leur défaite aux élections ; surtout, ils agissent à l’encontre non seulement des pays visés mais également des ’alliés’ des États-Unis, de la politique de détente russo-américaine engagée par le président Trump, et par conséquent du peuple américain.

Le vote a déjà provoqué une levée de boucliers en Europe. Le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères Martin Schaeffer a déclaré : « Il serait inacceptable pour nous que les États-Unis utilisent les sanctions comme un instrument servant leurs intérêts industriels. L’Allemagne soutient pleinement l’accord de pipeline Nordstream-2 signé avec la Russie. » La France a dénoncé le caractère « illicite » de la loi. « Ce projet de loi, s’il était promulgué, permettrait l’édiction de mesures à l’encontre de personnes physiques ou morales européennes sans qu’il y ait aucun lien avec les Etats-Unis.(...) De ce fait, la portée extraterritoriale de ce texte apparaît illicite au regard du droit international », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet.

La loi acte le fait que la Russie aurait interféré dans les élections de 2016, et en fait le postulat de base pour justifier les nouvelles sanctions, alors qu’aucune preuve n’a jamais été présentée. Plus grave encore, on a désormais la contre-preuve que les courriels du Parti démocrate ont été fuités de l’intérieur, et non piratés par un « hacker russe ». Accordons aux Congressistes qu’ils ont sans doute voté dans l’ignorance de ces récentes révélations...

Prolongeant les sanctions passées par les ordres exécutifs d’Obama depuis mars 2014, la loi vise « toute personne dont on sait qu’elle est engagée de façon significative dans des activités menées au nom du Gouvernement de la Fédération de Russie et menaçant la cybersécurité des personnes, y compris les institutions démocratiques et le gouvernement. » La section 257 intitulée « Sécurité énergétique de l’Ukraine », principale source de colère en Europe, stipule que la politique des États-Unis consiste à « s’opposer au projet de pipeline Nordstream-2 en raison de son impact négatif sur la sécurité énergétique de l’Union Européenne, sur le développement du marché du gaz en Europe centrale et de l’est et sur le secteur énergétique en Ukraine ; le Gouvernement des États-Unis devrait privilégier l’exportation des ressources énergétiques américaines afin de créer des emplois américains, d’avantager les États-Unis et ses partenaires, et de renforcer la politique étrangère des États-Unis. »

Le Congrès a également voté une enveloppe de 250 M$ par an pour « contrer l’influence russe en Europe et en Eurasie ». Dans ce qui ressemblerait plutôt à une description des activités du National Endowment for Democracy (organisation financée par le Congrès et dominée par l’idéologie néo-conservatrice) la loi explique que « le Gouvernement de la Fédération de Russie a cherché à étendre son influence à travers l’Europe et l’Eurasie, y compris les anciens États de l’Union Soviétique, en fournissant des moyens aux partis politiques, aux think tanks et aux organisations de la société civile, semant la défiance envers les institutions démocratiques et leurs acteurs, promouvant des conceptions xénophobes et anti-libérales, affaiblissant ainsi l’unité européenne ».

Estimant que ce vote n’exprime rien d’autre qu’une tentative de Washington d’imposer ses intérêts en usant de moyens géopolitiques, Vladimir Poutine a déclaré : « cette pratique est inacceptable ; cela nui aux relations entre les pays et viole la loi internationale. (…) La réaction des gouvernements dépendra du degré de leur souveraineté et de leur volonté de défendre leurs propres intérêts nationaux ». Le président russe a fait savoir que la Russie envisage de répondre à ces sanctions : « Comme vous le savez, nous agissons avec mesure et patience, mais à un certain point nous serons dans l’obligation de répondre. Il est impossible de tolérer indéfiniment un comportement aussi grossier envers notre pays ».

Dans une série d’articles publiés sur son blog, l’ancien conseiller du président Reagan Paul Craig Roberts pose la question : « qu’est-ce que le Congrès est en train de faire, avec cette loi stupide imposant davantage de sanctions contre la Russie et empêchant le président Trump de lever les sanctions imposées par le président Obama ? Il tente de mettre Trump au placard. (…) Autant que je le sache, il n’y a personne dans le gouvernement de Trump qui ne lui soit loyal, ou qui soutienne ses efforts pour stopper les provocations anti-russes... » D’après Roberts, les néo-conservateurs ont pris le contrôle de la politique américaine au cours de la présidence Clinton, et plus que jamais sous Obama. Dans des circonstances normales, l’Europe aurait dû exiger des États-Unis qu’ils stoppent leurs provocations gratuites contre la Russie, « mais les circonstances ne sont plus normales depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale... Les pays européens sont devenus des vassaux. (…) Il semble aujourd’hui que l’incroyable arrogance de Washington dépasse les bornes. Avec les nouvelles sanctions contre la Russie, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a dit aux États-Unis : cette fois ça suffit. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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