X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégique

La géopolitique à la petite semaine de Macron

JPEG - 23.3 ko

Lorsqu’il s’agit d’affirmer une politique étrangère qu’il veut indépendante, Emmanuel Macron ne se gène pas pour invoquer la mémoire de De Gaulle et lorsqu’il engage les négociations, il le fait, il est vrai, avec une certaine hauteur historique. On l’a vu lors de sa rencontre avec Poutine à Versailles en 2017 et de son voyage en Chine, début 2018.

La réalité est-elle cependant à la hauteur du discours ? Un an après son arrivée au pouvoir, on voit plutôt dans son action une géopolitique à la petite semaine, destinée à soutenir les intérêts de la France de la façon la plus étroite, et ceux de l’Alliance occidentale. Et ce, alors que l’Occident s’enfonce dans une crise généralisée et que les succès de la Chine, le retour de la Russie, les progrès de l’Inde et d’autres pays, ouvrent la possibilité à l’Occident de se remettre en cause et de retrouver les modèles qui lui ont permis autrefois de contribuer au progrès du monde.

Ainsi, les voyages de M. Macron en Inde et en Australie en mars et en mai, tout comme le discours de Florence Parly, ministre de la Défense, au Dialogue de Shangri-La à Singapour, le 3 juin dernier, confirment que la France a choisi l’Inde et l’Australie comme partenaires stratégiques dans l’Indo-Pacifique, un axe dont l’un des principaux objectifs affiché est de contenir la Chine ! Et ce, alors que la Chine a engagé une politique de négociations bilatérales avec l’Inde, le Japon, et le Vietnam qui aujourd’hui porte bien ses fruits !

Notons aussi combien la politique de Macron suit, comme par hasard, les pays qui nous achètent nos armes : l’Inde, les Rafale, l’Australie, nos sous-marins… et s’aligne bien avec la volonté du Pentagone d’encercler la Chine.

A Singapour, Florence Parly a tenu un discours de parfaite néoconservatrice, révélant que dans le Pacifique, on verrait bientôt

un groupe maritime français avec des hélicoptères britanniques, et des bateaux britanniques en son sein, naviguer à travers certaines zones où l’on entend des voix sévères intervenir dans les transpondeurs et vous dire de quitter leurs supposées eaux territoriales ; et où notre commandant réplique alors calmement que nous allons poursuivre la navigation, parce que, sous la loi internationale, ces eaux sont effectivement des eaux internationales.

Qu’en est-il de nos relations envers la Russie ? Emmanuel Macron a rencontré Vladimir Poutine le 24 mai dernier à Saint-Pétersbourg. A peine un mois après les frappes occidentales contre la Syrie, les domaines d’accords possibles n’étaient pas nombreux. Les deux hommes ne se sont retrouvés réellement que dans la défense de l’accord nucléaire iranien. On aurait presque l’impression que c’est l’imprévisibilité de Trump, la crainte qu’il allume un nouveau conflit au Moyen-Orient et la peur de sa guerre commerciale contre l’Europe, qui ont convaincu Macron de remettre les compteurs à zéro avec Poutine.

Les deux dirigeants se sont donc rabattus sur les excellentes relations commerciales entre les deux pays, en y ajoutant quelques contrats importants.

Notamment entre Total et Novatek qui, après le succès de leur premier partenariat dans le projet de gaz liquéfié à Yamal, repartent ensemble dans Arctic LNG2, sur la péninsule de Gydan dans le Nord de la Sibérie. Accord aussi entre EDF et Tenex, filiale de Rosatom, pour recycler et enrichir de l’uranium issu du retraitement des combustibles usés d’EDF, un contrat qui court de 2022 à 2032, évalué à 1 milliard de dollars.

Depuis, la déclaration finale du G7 a encore démontré les points de vue irréconciliables entre cette instance et la Russie.

Le communiqué dont M. Macron a vanté tous les mérites, appelle la Russie a « cesser son comportement déstabilisateur qui fragilise les systèmes démocratiques, ainsi que son soutien au régime syrien » ; condamne une fois de plus l’attentat « commis à Salisbury » et réitère qu’il est « très probable que la Fédération de Russie porte la responsabilité » ; réaffirme leur « condamnation de l’annexion illégale de la Crimée » et « l’incapacité de la Russie à mettre en œuvre les accords de Minsk »… Parmi les membres du G7, il ne s’est d’ailleurs trouvé qu’un seul pour soutenir la proposition de Trump de réinviter la Russie pour en faire un G8, Giuseppe Conte. La proposition a été rejetée catégoriquement par l’Élysée…

Emmanuel Macron a beau accepter de discuter avec tout le monde, mais qu’est-ce que ça change s’il n’accepte pas de revoir son logiciel atlantiste ? Trop jeune pour avoir connu De Gaulle, est-il capable de comprendre en quoi « la détente, l’entente et la coopération » est un art de gouverner bien supérieur à la géopolitique anglo-américaine, qui n’est autre que la loi du plus fort ?

Voir le commentaire

  • Daniel MENUET • 12/06/2018 - 12:31

    L’Inde semble jouer sur tous les tableaux : à la fois en relation avec l’occident et en même temps en lien avec le Chine.
    J’ai du mal à voir ce que fait l’Inde,
    pouvez vous en dire plus ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard